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Le béton cellulaire

Dossier - Matériaux de construction : modernité et tradition
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Vous envisagez de faire bâtir une maison ? Alors il convient de choisir les matériaux de construction avec soin. Tour d'horizon des différentes options, traditionnelles ou modernes, de la brique à l'ossature acier, avec leurs avantages et leurs défauts.

  
DossiersMatériaux de construction : modernité et tradition
 

Le parpaing peut planer sur les bilans, la maçonnerie traditionnelle est confrontée à un défi majeur. De nouveaux systèmes constructifs, très performants, ont rejoint le béton cellulaire dans sa conquête du marché. Comme celui-ci, le confort qu'ils apportent en terme de simplicité et de rapidité d'exécution est indéniable.

Agréas de maçonnerie. © Kuchina, Fotolia

Le béton cellulaire

© fmrt.fr

De nombreux arguments prêchent en faveur du béton cellulaire : légèreté, facilité d'usinage, qualités isolantes... appareillage à joints minces au moyen d'une colle spécifique. L'Allemagne et les pays nordiques l'utilisent couramment depuis plus de 50 ans. En France, l'adhésion a été plus tardive mais le matériau gagne régulièrement des adeptes : il est souvent désigné sous le nom générique de Siporex, une des marques de la filière.

En 2003, la société allemande Haniel Bau-industrie entreprend de regouper Siporex et Ytong : le mariage est inauguré par le lancement du monomur Xella-Thermopierre, qui appartient désormais au groupe Baustoffe GmbH. D'autres marques sont sur le créneau, telles Cellumat ou Cirkel (HL2R) qui proposent une alternative au quasi monopole exercé jusque là par les précédentes.

- Un matériau éco... logique ? Le béton cellulaire est élaboré à partir de sable, de chaux, de ciment, d'eau et de poudre d'aluminium. Le procédé de fabrication en autoclave lui confère une structure moléculaire analogue à la tobermorite, un minerai de type silicate de calcium hydraté. Incombustible, le matériau enferme des millions de microcellules d'air qui en font un très bon isolant thermique : 0,10 à 0,12 W/m.K selon la densité des blocs (350 à 800 kg/m3).


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Avec un bilan d'énergie grise de 400 à 450 kWh/m3 (certificat écobilan NF Xella 08.2007), le béton cellulaire occupe une place honorable. Exempt de tout composé organique volatil (COV), on le dit sain et non polluant. Qu'en est-il alors de la poudre d'aluminium qui sert d'agent d'expansion ? Des études récentes mettent en cause ce métal dans certains troubles neurologiques. Deux toxico-chimistes (A. Picot et H. Pezerat), directeurs de recherche honoraires au CNRS, le suspectent d'être l'un des facteurs déclenchants de la maladie d'Alzheimer (ils ne sont pas les seuls). Or, le béton cellulaire est friable. Lors des manipulations, ainsi qu'au sciage et au ponçage, il dégage une fine et abondante poussière. Certes, l'enduisage le stabilise. Mais la question ne peut être esquivée eut égard aux personnes qui se trouvent en contact prolongé avec le matériau.

Pose de béton cellulaire sur le chantier

© Xella Thermopierre

Les constructeurs apprécient la légèreté du béton cellulaire (- 20 kg pour un bloc de 62,5 x 25 x 25 cm). De même le voisinage car il faut moins de camions pour l'amener à destination. Les blocs munis de poignées moulées en creux sont très faciles à mettre en place. L'outillage nécessaire est relativement léger et peu bruyant. Les découpes peuvent s'effectuer avec une scie manuelle et les chutes sont réutilisables. Une truelle spéciale, dotée d'un petit réservoir, permet d'étaler la colle de façon régulière. Globalement, le chantier génère moins de nuisances qu'une construction traditionnelle. Les fabricants proposent tous des systèmes complets, mais les blocs (pour un même modèle) peuvent avoir des dimensions légèrement différentes d'une marque à l'autre. La charge admissible est de l'ordre de 15 à 22 tonnes/ml.

 * Données Xella-Thermopierre ** Données Cellumat Crédits Futura-Maison, tous droits réservés