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Détecter les anomalies de fonctionnement

Dossier - Chauffe-eau solaire, le bon choix à coup sûr
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Voici le principe du chauffe-eau solaire : laissez un tuyau d’arrosage rempli d’eau en plein soleil... Au bout de quelque temps, l’eau qui va sortir du tuyau sera chaude. Elle le sera encore plus si le tuyau est de couleur sombre, et même brûlante si une vitre est placée au-dessus du tuyau. Pour les systèmes actuellement commercialisés, la technologie est « légèrement » plus aboutie. Elle permet de tirer parti au maximum du moindre rayonnement que nous envoie le dieu Râ, arrivant sur Terre après un parcours de quelque 150 millions de kilomètres !

  
DossiersChauffe-eau solaire, le bon choix à coup sûr
 

1 - Perte de pression dans le circuit solaire

Dans un chauffe-eau à circulation forcée, le circuit solaire doit toujours être sous pression. Un manomètre installé dans le circuit hydraulique contrôle cette pression en permanence. Si elle est trop faible, le fluide caloporteur ne circule plus.

Deux causes sont possibles :

  • Une fuite dans le circuit. Même minime, elle nécessite d'être colmatée pour que le fonctionnement du CESI soit assuré sans détérioration.
  • Le fluide caloporteur s'échappe par la soupape de sécurité à cause d'une surchauffe excessive des capteurs. Normalement, c'est le vase d'expansion qui gère la dilatation du fluide dans le circuit solaire. Si le vase d'expansion est sous-dimensionné, la soupape laisse échapper une partie du fluide caloporteur en cas d'augmentation de la pression. Une fois les conditions de température redevenues normales, la pression peut être trop faible à cause de ces pertes de fluide.

Dans tous les cas, il faut trouver la cause de la perte de pression avant de rajouter du fluide caloporteur dans le circuit.

2 - Buée sur  la vitre du capteur

La buée sur la vitre est un signe d'infiltration d'eau à travers le joint de liaison entre la vitre et le coffre du capteur ou au passage du circuit hydraulique. Sous certaines conditions climatiques, cette eau infiltrée dans le capteur va éventuellement s'évaporer, mais le problème recommencera si la fuite n'est pas colmatée, et l'isolation et le revêtement du capteur risquent de s'endommager.

Trois maisons avec capteur solaire © Viessmann Tous droits réservés

3 - Calorifugeage des tuyaux

Il est toujours regrettable (et contre-productif) de perdre quelques degrés à cause de tuyaux mal isolés. Tous les tuyaux du circuit solaire ont besoin de calorifuge : ceux qui transportent le liquide chaud sortant des capteurs, mais aussi ceux au départ du ballon qui amènent l'eau refroidie (mais pas forcément froide) jusqu'aux capteurs. Une attention particulière doit porter sur les canalisations extérieures et à leur jonction avec les capteurs et les sondes. Tout le calorifugeage en extérieur doit résister aux UV.

4 - Problèmes de régulation

Une installation est normalement livrée préréglée. Le régulateur réagit en fonction des données transmises par les sondes de température situées en sortie de capteur et dans le ballon d'eau chaude. Le différentiel de température doit être bien choisi. S'il est trop élevé, la pompe de circulation se mettra en route tardivement et s'arrêtera prématurément : le soleil n'aura pas donné toutes ses calories à l'eau du capteur.

Il est maintenant obligatoire d'inclure un limiteur de température (mitigeur thermostatique) à la sortie du chauffe-eau solaire pour éviter tout risque de brûlure. Un autre moyen de protection est de limiter la température maximale du ballon à 65 ou 70 °C par la régulation. Actuellement, la plupart des chauffe-eau solaires sont vendus avec une régulation à affichage.

On peut alors visualiser la température de l'eau dans le ballon, mais aussi voir si le système fonctionne normalement.