Les bacs acier se composent de tôles nervurées servant de coffrage autoportant à une dalle béton, qui est coulée dessus dans un second temps. © FranceMetal

Maison

Plancher collaborant

DéfinitionClassé sous :construction de maison , Plancher collaborant , construction d'un plancher

Le plancher collaborant combine des bacs acier avec une dalle béton. Le système tire avantage des propriétés techniques des deux matériaux qui, ensemble, contribuent à la résistance mécanique de la surface porteuse. D'où l'adjectif « collaborant ».

Adapté à tous les niveaux d'un bâtiment, le plancher collaborant est une alternative plus légère et rapide à mettre en œuvre que les solutions maçonnées traditionnelles ou de type poutrelles/hourdis. En maison individuelle, on l'emploie tant dans la construction neuve que dans la grosse rénovation.

Un système mixte de bonne composition

Les bacs sont fabriqués en acier profilé à froid et galvanisé. Le métal est très résistant aux efforts de traction. Le béton, lui, est connu pour son bon comportement à la compression. Les propriétés techniques de chaque matériau se conjuguent dans le plancher collaborant. Le système autorise de longues portées (plus de 7 mètres). L'épaisseur de la tôle, les dimensions et la forme des nervures se choisissent en fonction des portées et des surcharges possibles. Les fabricants fournissent des abaques en ce sens.

Noyé dans le béton, le treillis soudé renforce la résistance du plancher tout en prévenant la fissuration. © Arcelor Mittal

Les profils se posent en appui sur la structure porteuse avec des fixations adaptées au support : goujons à expansion (maçonnerie), tirefonds (bois), vis auto-taraudeuses (poutres métalliques), etc. Ils s'assemblent entre eux par rivetage en se chevauchant au niveau des liaisons (couturage), pour assurer la continuité du coffrage. Les découpes nécessaires s'effectuent à la pince grignoteuse ou à la meuleuse équipée d'un disque à métaux. L'épaisseur de la dalle varie de 8 à 25 centimètres, selon les sollicitations prévues. Les vides sous-jacents des nervures réduisent la consommation de béton de plusieurs dizaines de kilogrammes par mètre carré. Les bacs acier présentent une sous-face finie, qui peut rester apparente dans les locaux techniques : garage, sous-sol aéré... 

Pour les pièces habitées, la pose d'un faux plafond (plaques de plâtre, panneaux d'OSB, lambris...) est préférable. Le plancher collaborant existe aussi en complexe isolant, avec laine de roche intégrée en sous-face, pour répondre aux exigences de la réglementation thermique.   

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