Électrifier soi-même son vélo, une solution qui permet de faire des économies. © Halfpoint, Adobe stock
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Pourquoi et comment électrifier son vélo ?

Question/RéponseClassé sous :mobilité douce , Vélo électrique , kit vélo électrique

Pour quiconque s'intéresse à la mobilité verte, difficile d'ignorer le boom des vélos électriques ces dernières années. Si la méthode privilégiée pour sauter le pas vers l'électrique est d'acheter un VAE, cette solution reste onéreuse. Les vélos électriques proposés par la majorité des constructeurs sont rarement inférieurs à 1.000 €. L'électrification d'un vélo classique est une alternative moins coûteuse et plus responsable, pour peu que l'on sache maîtriser quelques outils.

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À l'instar des automobiles, il est possible d'électrifier sa petite reine à l'aide de kits de conversion prévus à cet effet. La pratique n'est d'ailleurs pas vraiment récente avec des entreprises comme BionX proposant ce type de kits dès 1998.

Pourquoi électrifier son vélo ?

Il peut y avoir différentes raisons de préférer l'électrification à l'achat pur et simple d'un vélo à assistance électrique (VAE). 

Ne pas abandonner un bon vélo et privilégier la modularité

Il est parfois douloureux de se séparer d'un cyclable payé plusieurs centaines (voire plus d'un millier) d'euros pour un VAE, d'autant que même en cas de revente il faudra souvent rajouter une certaine somme d'argent pour faire l'acquisition d'un cycle électrique. De plus, il est souvent difficile de trouver chaussure à son pied en matière de confort dans l'offre actuelle des VAE. Choisir de convertir, c'est s'assurer d'avoir un vélo qui vous sied autant sur le confort que sur le look ! Enfin, parlons modularité. Les kits de conversion doivent être montés, mais cela signifie aussi qu'ils peuvent être démontés. Il est donc facile de remplacer la batterie, des câbles ou de bricoler le vélo en lui-même. Une chose qui s'avérera plus difficile sur les VAE tout-en-un.

Les kits de conversion sont aujourd'hui bien plus accessibles qu'il y a une dizaine d'années, tant en compétences requises que de prix. © Bafang

Faire des économies

En gardant son vélo actuel et en achetant un kit de conversion, il est possible d'économiser plusieurs centaines d'euros. C'est également le cas dans beaucoup de scénarios où le vélo est acheté neuf, d'occasion ou reconditionné même si l'économie est moindre. Les kits de conversion démarrent à 200 € mais peuvent monter à 800 € dans certains cas pour des moteurs plus puissants permettant d'aller au-delà de la limitation de 25 km/h.

Profiter de subventions

En France, une aide existe pour encourager la transition vers le mode de déplacement plus propre qu'est le vélo à assistance électrique. Mais saviez-vous que cette aide concerne aussi les kits de conversion dans certaines villes ? Il est en effet possible de se faire rembourser 25 à 50 % du prix de son kit de conversion grâce à sa collectivité territoriale. À l'heure actuelle, cette prime est valable pour les personnes résidant dans les villes de Paris, Toulon, Vaucresson, Courbevoie, Bordeaux et Lyon.

Comment électrifier son vélo ?

Aujourd'hui, il existe deux types de kits populaires pour électrifier sa bicyclette : les kits à « moteur roue » et ceux à « moteur pédalier ». Dans les deux cas, une batterie sera à installer sur le cadre entre les pédales et la roue avant, une zone généralement réservée au porte-gourde. Il est normal de s'inquiéter de la compatibilité de son vélo, mais d'énormes progrès ont été faits ces dernières années à tel point que 90 % des modèles commercialisés aujourd'hui sont convertibles.

Moteur roue

De loin le plus simple à installer des deux moteurs, il est aussi le moins coûteux. Il se monte avec peu d'outils et peu de compétence puisqu'il ne nécessite que de démonter sa roue arrière et d'en installer une nouvelle, équipée du moteur. Passé cette étape, il ne reste plus qu'à fixer la batterie (qui est même parfois intégrée dans la roue) sur le cadre et câbler le tout pour profiter d'une nouvelle force de poussée ! Pour ce qui est du contrôleur permettant d'ajuster la puissance du moteur et de vérifier le niveau de batterie, il est souvent disponible sous forme d'application pour smartphone. Certains constructeurs restent tout de même plus conservateurs et préfèrent rajouter un contrôleur à part, ce qui peut demander une petite étape supplémentaire dans l'installation du kit. 

Un moteur à roue non monté. © Ozo

Le moteur roue présente également l'avantage d'être complètement indépendant de la transmission, ce qui permet de profiter du couple maximum du moteur peu importe le rapport de chaîne engagé. Dans certains cas, la roue remplacée peut être celle située à l'avant, mais cela concernera surtout les tricycles et les pliants.

Moteur pédalier

Un peu plus compliqué à installer que le moteur roue, le moteur pédalier n'en reste pas moins intéressant. La principale compétence à avoir pour pouvoir l'installer est de savoir démonter le pédalier d'origine de son vélo. Son fonctionnement est différent du moteur roue puisqu'il entraîne la chaîne et donc la roue qui y est rattachée. Ce moteur est donc dépendant de la transmission et du rapport de vitesse contrairement au moteur roue. Son principal avantage est son efficacité en montée qui lui permet d'être jusqu'à deux fois plus économe que son homologue pour roue.

Un moteur pédalier non monté. © Bafang

Un moteur pédalier non monté. © Bafang

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