Les fonctions que peuvent offrir les systèmes de comanipulation sont très nombreuses et leur utilité pour l'assistance au geste chirurgical prend des formes très variées. Le robotrobot chirurgien Mako, lui, est spécialisé dans la chirurgiechirurgie orthopédique.

Le robot Mako, comanipulateur parallèle pour la chirurgie orthopédique. © makosurgical.com

Le robot Mako, comanipulateur parallèle pour la chirurgie orthopédique. © makosurgical.com

La robotique de comanipulation en orthopédie

Historiquement, une des premières fonctions exploitées par la comanipulation est la possibilité de bloquer les déplacements de l'instrument ou, alternativement, de les laisser libre.

En orthopédieorthopédie ou en neurochirurgieneurochirurgie, cette fonction permet, lorsqu'elle est couplée à un système de navigation réalisant un recalage sur un modèle du patient en trois dimensions, d'interdire la pénétration de l'instrument dans des zones dangereuses, où il pourrait engendrer des dégâts. Elle permet ainsi de créer un guide, c'est-à-dire une zone géométrique à l'intérieur de laquelle le chirurgien peut contrôler les déplacements.

En orthopédie, cette zone sera définie par le chirurgien avant l'opération, et correspond par exemple à la partie de l'os à enlever pour implanterimplanter une prothèseprothèse.

Mako, le robot chirurgien orthopédique

L'image ci-dessus montre le robot Mako. Il est composé d'une base mobile et d'un système optique utilisé pour recaler le robot sur les os (à gauche sur l'image ci-dessus). Le chirurgien comanipule le robot (à droite de l'image), avec une main placée sur l'instrument et une sur un corps intermédiaire. Cette seconde main peut servir à reconfigurer le robot sans bouger l'instrument, bénéficiant en cela de la redondance cinématique du robot. Des vidéos montrant le système peuvent être vues ici et ici.