On a vu, donc, que la comanipulation, c'est-à-dire la mise en synergiesynergie des moyens robotiquesrobotiques et des capacités de manipulation humaine, offrent de nombreuses perspectives dans le domaine de la robotique chirurgicale.

La comanipulation en chirurgie. © surgrob.blogspot.com

La comanipulation en chirurgie. © surgrob.blogspot.com

Prendre en compte à la fois le robot et le chirurgien

Mais nous n'en sommes qu'au début de la recherche dans ce domaine, et on se tourne aujourd'hui vers la prise en compte de l'opérateur, de ses gestes et de ses intentions, dans la commande du robot. En effet, l'opérateur n'est donc pas seulement un environnement particulier pour le robotrobot : il est consubstantiel au système de comanipulation. Et, pour les roboticiens qui le conçoivent, cela change tout.

À la fin du XXe siècle, le déploiement à grande échelle d'outils logicielslogiciels a conduit les informaticiens à travailler avec des ergonomes, des psychologues, des anthropologues ou encore des spécialistes des sciences cognitives sur ce que l'on a appelé les interfaces homme-machine, ou encore les facteurs humains dans le pilotage des systèmes à base de technologies informatiques. De la même façon, les outils mécaniques avancés que constituent les comanipulateurs ne peuvent être conçus qu'avec une vision globale de l'ensemble outil-utilisateur.

La chirurgie de demain

Les recherches, aujourd'hui, sont donc orientées vers la prise en compte des connaissances issues du domaine des neurosciences : comment interpréter les gestes que fait un chirurgien ? Comment partager les commandes ? Comment donner des informations augmentées, tactiles ou visuelles, qui s'intègrent de façon intuitive dans l'espace perceptif du chirurgien ? Autant de questions que nous commençons seulement à traiter et qui, nous l'espérons, aboutiront prochainement à une nouvelle forme d'outils intelligents, intimement liés à leurs utilisateurs.