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AMASE : une étape de plus dans la détection d'une forme de vie sur Mars

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En 2003, une équipe de quinze chercheurs dans les disciplines suivantes : géologie, astrobiologie, physique, robotique et paléontologie ont participé au projet AMASE (Artic Mars Analog Svalbarg Expedition). Basée dans l'archipel norvégien de Svalbard entre le 77 et le 80ème parallèle, la mission avait pour but de mettre au point des méthodes de détection de traces de vie fossile ou actuelle.

Le volcan Sverrefjell d'une hauteur de 500m

Le Spitzberg présente des caractéristiques géologiques et climatiques similaires à celles rencontrées sur Mars. Les processus hydrologiques de la région pourraient être comparables aux infiltrations d'eau à travers le permafrost martien. Glaciers, volcans, sources hydrothermales sont des sites potentiels pour la recherche de biosignatures. De plus, l'activité hydrothermale de la région produit des sphérules carbonatées riches en Fe et Mg similaires à celles observées dans la fameuse météorite martienne ALH84001. La recherche de la vie passe par l'étude des processus physico-chimiques et biologiques couplés de l'activité hydrothermale ainsi que l'interaction eau-roche.

Trois laboratoires de renomée mondiale ont participé à ce projet : Le PGP (Physics of Geological Processes at the Univ. of Oslo), le JPL (Jet Propulsion Laboratory, Nasa) et le NSC (Norwegian Space Centre). Ces derniers ont apporté les technologies nécéssaires comme des spectromètres à haute définition permetant de caractériser des composés biologiques et minéralogiques. L'équipe avait également la capacité à déterminer des zones susceptibles de contenir des formes de vie micoscopique, d'identifier des bactéries ou encore de quantifier l'activité cellulaire de la zone de prospection. La méthode mise au point en Norvège consiste dans un premier temps à déterminer les zones potentielles pour ensuite en analyser les échantillons.

Aujourd'hui, l'équipe envisage d'étendre la méthode à l'ensemble de la région afin d'y déterminer sa géologie et de quantifier le rôle biologique dans la formation des sphérules carbonatées seuls analogues terrestres connues à ceux des météorites matiennes. Le projet AMASE pourrait alors prendre place dans les futures missions martiennes du même types que les MER (Mars Rover Exploration) lancés en 2003 par la Nasa.

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