Des organismes se nourrissent de produits nettoyants. Il faudra donc trouver de nouvelles solutions pour les missions spatiales qui partiront à la recherche de vie dans l’Univers notamment. © Tyler Hulett, Fotolia

Sciences

Comment les microbes survivent-ils à un voyage dans l’espace ?

ActualitéClassé sous :Espace , microbes , microbiome

Malgré des opérations de nettoyage poussées, des organismes réussissent à survivre et à prendre la direction de l'espace. De quoi compromettre certaines missions. Mais les chercheurs ont enfin trouvé la faille. Dans les produits de nettoyage eux-mêmes...

Dans les usines d'assemblage d'engins spatiaux, on trouve des environnements oligotrophes et à faible humidité. Et des opérations de nettoyage à l'alcool et aux détergents alcalins sont mises en œuvre régulièrement. Le tout, afin d'éviter les contaminations par des organismes terrestres, notamment s'agissant de préparer des missions de détection de la vie sur une autre planète.

Malgré ces précautions, un microbiome de base semble vouloir persister. Des bactéries, des archées et des champignons ont pu y être observés, les Acinetobacter constituant la population dominante. Et ce sont justement des souches d'Acinetobacter issues de Mars Odyssey et de Phoenix que des chercheurs de la California State Polytechnic University(États-Unis) ont étudié pour comprendre.

Les Acinetobacter – vues ici au microscope électronique – constituent un genre de bactérie que les ingénieurs ont bien du mal à éliminer des engins spatiaux. Et pour cause, elles semblent se nourrir des produits de nettoyage qu’ils emploient. © CDC’s Public Health Image Library, Wikipedia, Domaine public

Des agents nettoyants devenus nutriments

Ils ont découvert que, pour survivre à un environnement dans lequel la quantité de nutriments est restreinte, ce genre de bactérie se développe grâce... aux agents nettoyants employés justement pour les éliminer ! Les cultures en effet ont poussé dans des conditions dans lesquelles l'alcool éthylique représentait la seule source possible de carbone. Et ces cultures présentaient en plus, une tolérance raisonnable vis-à-vis du stress oxydatif.

Les souches testées se sont aussi montrées capables d'exploiter les ressources de l'alcool isopropylique ou du Kleenol 30, un autre produit nettoyant très couramment utilisé par la Nasa. Des produits qui se révèlent donc être d'intéressantes sources d’énergie pour ce microbiome particulier.

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