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Record de - petite - taille pour une exoterre

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A peine plus grosse que la Terre, GJ 436c a pu être étudiée indirectement mais avec une bonne précision. Cette découverte laisse entrevoir la possibilité pour les astronomes de découvrir les premières planètes extrasolaires telluriques susceptibles d'abriter la vie.

Une planète extrasolaire, comme se l'imaginent les astronomes. Crédit : Nasa

Une équipe d'astronomes du Spanish Research Council (CSIC) dirigée par Ignasi Ribas en collaboration avec Jean-Philippe Beaulieu, astrophysicien français travaillant à cette époque à l'Université de Londres, vient de découvrir une nouvelle planète extrasolaire tournant autour d'une étoile de la constellation du Lion, à 30 années-lumière.

En soi, cette découverte n'est pas remarquable car cet astre rejoint le cortège de près de 300 exoplanètes connues à ce jour, un nombre qui ne cesse de croître. Mais GJ 436c se différentie des autres par sa masse, seulement cinq fois supérieure à celle de la Terre, ce qui en fait la plus petite jamais détectée.

Un objet aussi peu massif ne pouvait pas être mis en évidence par les mouvements induits sur son étoile par la force de gravitation, si faibles qu'ils échappent aux moyens. Ribas et son équipe ont contourné le problème en observant les perturbations induites sur une autre planète appartenant au même système stellaire et tournant sur une orbite plus rapprochée.

Une petite planète repérée grâce à une grosse

Cette nouvelle méthode, particulièrement prometteuse, a payé puisqu'elle a fourni suffisamment de données pour élaborer un modèle précis de GJ 436c. la planète effectue une révolution complète en 5,2 jours terrestres, et tourne sur elle-même en 4,2 jours. La durée du jour planétaire sur GJ 436c est ainsi de quatre de ses années, ou 22 jours terrestres. Sa masse, cinq fois supérieure à la Terre, indique un diamètre 50 % supérieur et une consistance rocheuse, tandis que la température de surface devrait se situer aux alentours des 127 à 457°C, bien qu'elle pourrait descendre à 75°C aux pôles, selon le type d'atmosphère.

Plusieurs conditions font encore défaut pour laisser entrevoir la possibilité que GJ 436c puisse abriter la vie, ou une forme de vie telle que nous la connaissons. Les scientifiques estiment qu'une planète doit pour cela avoir une masse comparable à la Terre, de l'eau liquide en surface, une atmosphère protectrice et une distance à son étoile ni trop faible ni trop grande.

La masse trop importante de GJ 436c et la proximité de son étoile semblent écarter cette possibilité. Néanmoins, les méthodes de recherche ne cessent de s'affiner et Ignasi Ribas estime que cette ultime étape dans la détection d'exoterres sera franchie dans les dix années à venir.

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