Ce mardi 9 janvier, la Chine vient de placer en orbite basse terrestre le satellite Einstein. La mission est le fruit d'une rare collaboration entre la Chine, l’Allemagne, et l’Agence spatiale européenne (ESA). Mais que va-t-on observer ?


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    EinsteinEinstein a été placé en orbite basse ce mardi à 8 h 03 heure de Paris par une fuséefusée Long March 2C partant du Xichang Space Center. Le décollage a d'ailleurs suscité de brèves tensions du côté de Taïwan qui a aussitôt cru qu'il s'agissait d'un tir de missile car la trajectoire survolait l'île.

    Observer l’Univers en rayons X

    Einstein est un télescope spatialtélescope spatial chinois développé par l'Académie chinoise des sciences (CAS). Il emporte comme instrumentation deux télescopes à rayons X. Le premier (WXT) est composé de huit modules d'observations à champ large :

    • 6 modules avec un champ de vue de 20° x 20° et une ouverture de 28 cm x 28 cm ;
    • 2 modules avec un champ de vue de 20° x 40° et une ouverture de 28 cm x 40 cm.

    Le tout permet à WXT d'avoir un champ de vue général d'un stéradian, soit 90° x 90°. Il observe donc un huitième de notre ciel. Au milieu de WXT, sont placés deux télescopes (FXT) qui ont un champ de vue beaucoup plus étroit (1°x 1°), une ouverture de 24 cm x 24 cm et une focalefocale de 1.4 m.

    Détails du télescope spatial © ESA
    Détails du télescope spatial © ESA

    À la recherche de trous noirs

    Einstein va étudier différentes sources à rayons X de l'Univers, notamment des trous noirs. Le télescope spatial devra également détecter le rayonnement électromagnétique qui accompagne des ondes gravitationnellesondes gravitationnelles générées lors de la fusion d'étoiles à neutronsétoiles à neutrons. La Chine est d'ailleurs en train de développer son détecteur d’ondes gravitationnelles.

    La mission Einstein résulte d'une collaboration avec l'Institut allemand Max-PlanckPlanck de physiquephysique extraterrestre, qui a notamment apporté son aide pour l'étalonnage des détecteurs de WXT, et a assemblé le miroirmiroir d'un des deux télescopes FXT. L'ESAESA met aussi ses stations de réceptionréception de données tout au long de la mission, soit au moins trois ans. En contrepartie, l'ESA aura accès à 10 % des données d'Einstein.