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Les planètes de type terrestre devraient être fréquentes dans la galaxie

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A partir de ses observations en infrarouge à l'aide du télescope spatial Spitzer, l'astronome Michael Meyer affirme que les planètes semblables à la Terre devraient être monnaie courante dans au moins 20 %, et peut-être 60 %, des systèmes stellaires.

Le télescope spatial Spitzer. Crédit : Nasa/JPL

Le télescope Spitzer ne permet pas de visualiser les planètes extrasolaires mais détecte la poussière et autres cailloux qui s'accumulent autour des étoiles et pourront ensuite devenir des planètes telluriques. La distance de la poussière à l'étoile peut être déduite de sa température, sachant que la la plus chaude émet dans les longueurs d'onde infrarouges (IR) les plus courtes, et la plus froide dans les fréquences les plus longues, soit respectivement entre 3,6 et 8 microns, et entre 70 et 160 microns. La poussière chaude détectée dans la fréquence de 24 microns de longueur d'onde correspond à la zone de formation de planètes correspondant à la Terre, Mars, la ceinture d'astéroïdes et Jupiter pour le Soleil.

« Notre méthode consistait à étudier l'évolution du gaz et de la poussière autour d'étoiles semblables au Soleil, puis à comparer ces observations avec le Soleil tel que nous l'imaginons durant les premières étapes de son développement. Nous avons alors découvert que 10 à 20 % d'étoiles de chacun des quatre groupes les plus jeunes présentent une émission infrarouge dans la bande des 24 microns en raison de la présence de poussière chaude », détaille Michael Meyer, (Université d'Arizona, Tucson), responsable de l'étude. Ses résultats viennent d'être publiés dans la revue Astrophysical Journal Letters.

Les poussières s'accumulent très tôt

Le chercheur annonce aussi ne pas avoir observé souvent de poussière chaude autour d'étoiles âgées de plus de 300 millions d'années, ce qui est comparable aux échelles de temps décrivant la formation et l'évolution dynamique du système solaire.

Dans une étude séparée, Thayne Currie et Scott Kenyon (Smithsonian Astrophysical Observatory, Cambridge, Massachusetts), et leurs collègues ont aussi mis en évidence l'existence de poussière autour d'étoiles âgées de seulement 10 à 30 millions d'années, ce qui suggère la formation de planètes de type terrestre autour de nombreuses étoiles de 3 à 300 millions d'années, selon Meyer.

Ces conclusions, toujours à l'état d'hypothèses, devront encore être confirmées et les chercheurs attendent avec impatience le lancement du satellite Kepler de la Nasa, prévu en février 2009. Celui-ci est équipé d'instruments dédiés à la recherche d'exoplanètes par la méthode du transi, c'est-à-dire la détection des infimes variations de la luminosité provoquées par le passage périodique de planètes devant leur étoile.

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