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Des amateurs étudient les étoiles variables au Pic du Midi

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Cinq membres de l'association d'astronomie de Cornouaille Loar Gann vont passer six jours et six nuits à l'Observatoire du Pic du Midi de Bigorre, à 2.877 mètres d'altitude, dans les Hautes-Pyrénées.

L'Observatoire du Pic du Midi. Crédit N. Strippe

Leur mission portera sur l'étude de quelques étoiles variables, ces astres dont l'éclat varie périodiquement selon des intervalles allant de quelques heures à plus d'une vingtaine d'années. Les cinq astronomes amateurs disposeront pour cela du télescope de 60 cm de diamètre qui leur servira à analyser la lumière de trois de ces étoiles.

  • La première est une céphéide, RS BOO, dans la constellation du Bouvier, dont la période est d'environ 9 heures (rappelons que le nom d'une étoile variable est constitué d'une ou deux lettres capitales ou d'une lettre grecque, suivie d'une abréviation de la constellation en trois lettres). Les céphéides sont des étoiles géantes bien plus massives et lumineuses que le Soleil, dont l'éclat varie entre 0,1 à 2 magnitudes avec un rythme très régulier. Il existe une relation liant la période de variation à la luminosité absolue des céphéides qui permet de déduire la distance de n'importe quelle céphéide observée.
  • Ils examineront ensuite une variable à éclipse, c'est-à-dire un couple d'étoiles dont la plus petite passe régulièrement devant l'autre : UX UMA, dans la Grande Ourse.
  • Enfin, ils s'attarderont sur une étoile à exoplanète, HD 189 733b, dans la constellation du Petit Renard, dont la lumière baisse d'environ 3% à chaque fois que l'exoplanète passe entre l'étoile et nous. Cette exoplanète est une géante gazeuse de la catégorie dite des des jupiters chauds (des planètes très proches de leur étoile, donc extrêmement chaudes et comparables, par leur taille, à Jupiter) située à 63 années-lumière et son diamètre est 14 fois plus important que celui de la Terre. En juillet 2007, Giovanna Tinetti, de l'Institut d'astrophysique de Paris, affirmait, dans un article publié dans la revue Nature, être parvenue à détecter de la vapeur d'eau dans l'atmosphère de cette exoplanète en interprétant des observations réalisées par le télescope spatial Spitzer.

Mais le séjour des cinq membres de l'association d'astronomie de Cornouaille sera aussi l'occasion de découvrir l'Observatoire du Pic du Midi, un lieu mythique où se pressent les astronomes depuis plus de 130 ans, qu'ils soient professionnels ou amateurs...

Vous pourrez suivre toute la semaine cette aventure dans les actualités de notre Blog astro grâce aux reportages quotidiens de Christophe Diquélou, l'un des cinq membres de la mission.

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