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Soyouz met en orbite les troisième et quatrième satellites Galileo

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Le déploiement de la constellation Galileo se poursuit avec la mise en orbite de deux nouveaux satellites. Ce n'est seulement qu'au début de 2015 que ce système européen de navigation par satellite à couverture mondiale délivrera ses premiers services partiels.

Décollage depuis l'Ensemble de lancement Soyouz du Centre spatial guyanais des deux derniers satellites Galileo IOV lancés par un Soyouz. © Esa/S. Corvaja, 2012

Pour sa troisième mission depuis la Guyane française, le lanceur russe Soyouz a décollé sans coup férir vendredi soir et a réussi sa mission en mettant sur orbite les troisième et quatrième satellites Galileo IOV.

Fabriqués par un consortium dirigé par le maître d'œuvre Astrium - Thales Alenia Space étant responsable de l'assemblage, de l'intégration et des essais -, ils sont été mis sur une orbite circulaire intermédiaire avec une altitude de 23.222 km et une inclinaison de 55,345°.

Galileo : étape par étape

Ils vont rejoindre en orbite leurs deux prédécesseurs, lancés il y a un an, et permettre d'achever la phase dite de validation (IOV). Au nombre de quatre, les satellites IOV serviront à valider le segment spatial de base de Galileo et le segment sol associé. En effet, c'est le nombre minimum de satellites requis pour garantir l'exactitude de la localisation et la synchronisation sur les sites témoins choisis.

Avec quatre satellites opérationnels en orbite, la constellation Galileo n'est pas encore en activité. Les premiers services ne sont pas attendus avant début 2015. © Esa/P. Carril

Avant cette étape, l'Agence spatiale européenne avait lancé en 2005 et 2008 les satellites Giove A & B qui avaient pour mission d'émettre les signaux Galileo depuis l'espace en se déplaçant sur une des orbites prévues pour la constellation, de façon à garantir les fréquences réservées pour le système Galileo auprès de l'Union internationale des télécommunications.

Ces deux satellites ont également été utilisés pour tester les technologies les plus critiques relatives à la charge utile de navigation des satellites Galileo opérationnels, dont les quatre IOV. Giove B embarque par exemple l'horloge atomique la plus précise jamais lancée dans l'espace, laquelle contribuera à la qualité des performances du système Galileo.

Quant à l'étape suivante, elle consistera à déployer en orbite d'ici à fin 2014 dix-huit autres satellites. Ils seront lancés par des Ariane 5 et des Soyouz depuis le Centre spatial guyanais. À cette date, la constellation Galileo, bien qu'incomplète, pourra néanmoins fournir des services réduits à ses utilisateurs.

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