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Des astronautes européens à bord de capsules chinoises Shenzhou ?

ActualitéClassé sous :Astronautique , vol habité , accès à l'espace

Troisième puissance spatiale, l'Esa a fait le choix d'utiliser les capacités de ses partenaires pour envoyer ses astronautes dans l'espace. L'agence européenne pourrait bientôt se tourner vers la Chine. C'est du moins le sens de la sortie de Thomas Reiter, le directeur des vols habités, au salon aéronautique ILA.

À la fin de cette décennie, des astronautes européens pourraient bien voler à bord de capsules chinoises Shenzhou avec comme destination probable des modules chinois en orbite. © CNSA

Les salons internationaux sont souvent le siège d'annonces intéressantes, voire surprenantes, comme celle de Thomas Reiter, responsable des vols habités et des opérations de l'Agence spatiale européenne qui vient de déclarer que l'Esa étudiait la possibilité d'embarquer ses astronautes à bord de capsules chinoises !

Dans un entretien accordé à l'agence Associated Press en marge du salon aéronautique ILA, qui se tient actuellement à Berlin, cet ancien astronaute de l’Esa a en effet annoncé qu'il est tout à fait possible qu'un Européen vole à bord d'une capsule chinoise Shenzhou et que si cela devait arriver, il en serait « heureux ».

Rappelons que Thomas Reiter, qui a rejoint le corps des astronautes de l'Esa en 1992, est l'Européen ayant séjourné le plus longtemps dans l'espace. Au cours de deux missions (179 jours à bord de la mission Euromir 95 et 171 jours à bord de la mission Astrolab 2006), il a conduit des recherches et passé exactement 350 jours, 4 heures et 55 minutes en orbite autour de la Terre. Il est depuis avril 2011 le directeur des vols habités et des opérations de l'Agence spatiale européenne.

Thomas Reiter (à gauche) dans le pavillon de l'Esa du salon aéronautique ILA de Berlin. © Esa/M. P

Un projet à long terme et qui n'est qu'en devenir

Cependant, si une coopération approfondie dans ce domaine avec la Chine devait se mettre en place, elle se déciderait au niveau des gouvernements des pays concernés. Surtout, elle se ferait lentement et par étape.

Aucune décision formelle n'a été prise. Des rencontres, encore à l'état de projet, avec l'agence spatiale chinoise seraient néanmoins en préparation. « Certains de nos astronautes ont commencé une formation en langue chinoise », a-t-il précisé. Il s'agirait d'abord d'établir une coopération dans la formation et l'entraînement des astronautes à l'utilisation de Shenzhou avec comme point de mire une mission habitée conjointe avant la fin de cette décennie.

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