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L'après Ariane 5 : quel avenir pour Arianespace ?

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S'il ne fait aucun doute qu'un lanceur remplacera Ariane 5, sa mise en servie n'est pas envisagée avant 2020. D'ici là Arianespace, le CNES et l'ESA auront optimisé au mieux Ariane 5 qui a été conçue pour constituer la base d'une famille évolutive, dont les performances peuvent être augmentées progressivement de façon à répondre aux besoins du marché.

Ariane 5 10 tonnes

Aujourd'hui, l'ESA n'ambitionne pas de s'engager dans la conception d'un nouveau lanceur (dépensable ou réutilisable) surtout compte tenu de ses ressources financières et de l'état actuel du marché des lancements commerciaux.

Alors que la version générique d'Ariane 5 apparaît comme fiable, l'ESA est engagée dans le développement de la version 10 tonnes (Ariane 5 ECA), qui a récemment réussi son premier des deux vols de qualification après son échec de décembre 2002, et de celui de Vega un petit lanceur de 30 m pour des charges utiles d'une tonne. A eux deux, ces programmes accaparent une grande partie des ressources de l'agence, d'autant plus qu'elle participe avec la Russie à l'installation de la fusée Soyouz (une version modifiée) qui prévoit la construction d'une aire de lancement et d'un bâtiment où sera assemblée la fusée de façon horizontale.

Avec ces 3 fusées l'Europe dispose d'une gamme de lanceurs capables de répondre aux besoins du marché : pour les lancements en GEO comme en LEO et en orbite polaire de plateformes allant des micro-satellites jusqu'à des mega plateformes de 10 tonnes en GEO sans oublier une capacité de l'ordre de 20 tonnes en orbite basse.

Si cela s'avère nécessaire, les performances d'Ariane 5 peuvent encore évoluer et viser jusqu'à 11 tonnes en orbite de transfert géostationnaire. Pour cela, il suffira juste de ressortir des cartons le projet d'un nouvel étage supérieur ESC-B, dont le financement a été gelé en raison du marché.

Cela ne doit pas empêcher les études exploratoires nécessaires pour maintenir à niveau nos équipes, les industriels et autres instituts impliqués dans le spatial. D'autant plus que la nécessité de maintenir une compétence technologique dans un domaine considéré comme stratégique pourrait justifier de nouveaux investissements.

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