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Premier contrat pour Ariane 6, futur lanceur de l'Europe

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Pour répondre aux besoins futurs d'Arianespace, l'Agence spatiale européenne a décidé de développer les lanceurs Ariane 5 ME (Midlife Evolution) et Ariane 6, un nouveau lanceur pour succéder à l'actuelle famille Ariane 5. Les premiers vols de qualification sont prévus d'ici 2017 ou 2018 pour Ariane 5 ME, et 2019 ou 2020 pour Ariane 6.

Un dessin de la future Ariane 6. Le lanceur comprendra deux étages à propulseurs à propergols solides. Le premier étage en aura trois (allumés sur cette image) et le deuxième un seul. Le troisième étage aura, lui, une propulsion cryotechnique (oxygène et hydrogène liquides). © Esa, D. Ducros

Après les décisions politiques pour garantir la pérennité d'Ariane, avec le feu vert accordé au développement des lanceurs Ariane 5 ME et Ariane 6, place au financement des projets. L'Agence spatiale européenne (Esa) vient d'octroyer à Astrium un nouveau contrat de 106 millions d'euros pour poursuivre le développement du programme Ariane 5 ME (Midlife Evolution), un deuxième de 278 millions d'euros concernant les éléments communs aux lanceurs Ariane 5 ME et Ariane 6, et enfin un troisième de 30 millions d'euros pour débuter, dès cette année, les études de développement du lanceur Ariane 6 sur « la base du concept sélectionné en juillet 2013 », a déclaré Alain Charmeau, président d'Astrium Space Transportation.

Ariane 6 pour répondre à des besoins clairement identifiés

Ariane 6 a pour objectif de mieux répondre aux besoins du marché. Elle ne lancera qu'un satellite à la fois pour un coût de seulement 70 millions d'euros par opération. Low-cost diront certains : mais ce serait oublier la qualité de service d'Arianespace, première société au monde pour le lancement de satellites, et tout le savoir-faire d'Astrium, maître d'œuvre unique de la famille Ariane 5 depuis 2003 (qui pourrait l'être également pour ce lanceur).

Le remplacement de la famille Ariane 5 par la version 6 se fera progressivement. Pendant un certain nombre d’années, Ariane 5 ME et sa remplaçante pourraient rester dans le catalogue d’Arianespace, le temps qu’Ariane 6 s’installe sur le marché du lancement de satellite et fasse ses preuves. © S. Corvaja, Esa

Quant à la version Midlife Evolution d’Ariane 5, elle améliorera les capacités de lancement de l'actuelle Ariane 5 en service en transportant 12 tonnes en orbite de transfert géostationnaire. Elle préparera également Ariane 6. En effet, afin de réduire les coûts de développement de ce futur lanceur et de le proposer sur le marché avec un certain degré de fiabilité, il a été décidé que les deux lanceurs auraient en commun plusieurs composants. Ainsi, Ariane 6 et Ariane 5 ME seront toutes deux dotées de la même propulsion liquide de leur étage supérieur, d'un moteur Vinci, et d'une coiffe en majeure partie similaire.

Enfin, si le premier contrat Ariane 6 lance officiellement son développement, ce n'est que lors de la prochaine session du Conseil ministériel de l'Esa, qui se tiendra en décembre 2014 au Luxembourg, que sera pris l'ensemble des décisions sur la répartition des charges de travail, de la fourniture des éléments et du choix du constructeur. Le développement d'Ariane 6 est prévu pour durer 7 ans, ce qui amènerait à un premier vol à l'horizon 2019, voire 2020, selon Jean-Yves Le Gall, président du Cnes et ancien directeur général d'Arianespace. Quant à Ariane 5 Midlife Evolution, un premier tir est prévu en 2018.

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