Santé

Ménopause : le traitement hormonal substitutif (THS)

Dossier - La ménopause en détail
DossierClassé sous :médecine , femme , fécondité

-

Ce dossier vous propose de tout savoir sur la ménopause : les symptômes, les traitements hormonaux et alternatifs, les bouffées de chaleur...

  
DossiersLa ménopause en détail
 

La ménopause constitue une étape délicate de la vie d'une femme. Heureusement, pour celles dont les symptômes sont vraiment handicapants, des solutions efficaces existent aujourd'hui. Le traitement hormonal substitutif (THS), qui a défrayé la chronique il y a quelques années, fait partie des traitements de référence.

Pour réduire les symptômes de la ménopause, les traitements hormonaux substitutifs (THS) existent sous différentes formes. © Areeyaann, Shutterstock

Puisque les désagréments de la ménopause sont liés à la chute puis à la disparition des hormones féminines, une solution logique semble s'imposer : administrer des hormones via un médicament, comme on le fait par exemple pour les personnes dont la thyroïde fonctionne mal. Et c'est effectivement l'option souvent choisie par les médecins et leurs patientes. Un traitement hormonal substitutif peut être mis en place pour soulager la plupart des symptômes. Il est composé d'hormones de synthèse. 

Les différents traitements hormonaux de la ménopause

Il existe plusieurs types de traitements substitutifs.

Certains sont uniquement composés d'œstrogènes et visent à réduire uniquement les bouffées de chaleur et la sécheresse vaginale.

D'autres associent œstrogènes et progestatifs et protègent mieux l'endomètre. Une nouvelle génération semble également avoir un effet positif sur la libido et les troubles de l'humeur.

Réduire les symptômes de la ménopause

D'une manière générale, les traitements substitutifs permettent de faire régresser un bon nombre de symptômes.

  • Les bouffées de chaleur disparaissent.
  • La peau apparaît plus jeune. Les rides profondes ne s'effacent pas mais les autres se trouvent lissées, l'épiderme est un peu retendu et semble plus « en forme ».
  •  La libido, souvent, s'améliore, de même que les problèmes de sécheresse vaginale.
  • Le THS offre également une protection contre l'ostéoporose.

Chaque femme fonctionnant différemment, le plus difficile pour le médecin consiste à trouver le bon dosage pour sa patiente. Cela peut prendre des mois. Généralement, il commence par un dosage relativement faible, pour augmenter doucement si jamais cela ne suffit pas à faire régresser les symptômes.

Le traitement hormonal substitutif ne peut être commencé que lorsque la ménopause est véritablement installée (au moins douze mois sans règles). Il est destiné à être pris quelques années, le temps que les changements hormonaux se soient installés et que les symptômes se dissipent. Il ne doit pas être pris à vie.

Pour savoir quand le stopper, il suffit de faire des tests : si, à l'arrêt du traitement, les symptômes réapparaissent, c'est qu'il est encore trop tôt et qu'il doit être poursuivi encore quelque temps.

La forme et la posologie des traitements de la ménopause

Les traitements hormonaux peuvent se prendre sous plusieurs formes du moment qu'ils sont bien tolérés par la patiente et que les effets escomptés sont là. On trouve ainsi des thérapies en timbres transdermiques (des patchs collés directement sur la peau), en gel ou en comprimés. Les œstrogènes peuvent faire l'objet d'une insertion par voie vaginale sous forme de crème voire grâce à un anneau en plastique souple contenant les hormones nécessaires. Les hormones de substitution peuvent être administrées soit pour une durée n'excédant pas vingt-cinq jours par mois, soit de manière continue.