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Réflexions sans parole

Dossier - Main, peau et glissement : Opinions nouvelles sur la matière vivante
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Spécialisé en chirurgie réparatrice, le Dc Guimberteau vous propose de découvrir les tissus de la main, la reconstruction des tendons fléchisseurs des doigt et la souplesse mécanique du tissu assurant le glissement.

  
DossiersMain, peau et glissement : Opinions nouvelles sur la matière vivante
 

Cette observation à fort grossissement mais sans se séparer du contexte vivant, c'est-à-dire en conservant le sens à la forme nous incite à quelques réflexions.

La matière vivante est donc constituée d'un tramage à organisation fractale chaotique. La matière vivante se serait développée au sein même d'une matière chaotique vacuolaire et aurait acquis une forme par l'influence des forces physiques la soumettant alors à l'accroissement de la complexité dans l'espace et le temps. Ces organisations structurantes, si proches d'autres formes même inanimées, répondant aux exigences de la croissance et de l'expansion nous incitent à penser qu'il existe un même et unique système architectural pour la vie.

© ADF Video Production

Cette architecture fractale et chaotique en équilibre originel est issue des composants soumis aux forces nucléaires, électromagnétique et gravitationnelle. Mais la forme issue de l'interaction de ces forces reste la même, pseudopolyèdrique.

Tout ne peut pas s'expliquer par l'hérédité évolutive ou la nécessité de s'adapter aux environnements, il faut aussi penser aux à un programme morphogénétique non adaptationniste, un mode de construction.

© ADF Video Production

Sa relation dans la forme avec le monde inanimé cristallin doté lui même de sa capacité à croître par réplication est à soulever et ne laisse pas indifférent.

La cellule pourrait dés lors n'être qu'une vacuole intelligente, sécrétant la trame, l'entretenant et transmettant le plan de montage par la reproduction mais sans être le cadre ni le sens.

La trame organisatrice précède t'elle la permanence de la forme par la cellule ? La cellule apparue tardivement dans la phylogenèse ne serait elle en fait qu'une étape dans le développement de la complexification de cette architecture originelle microvacuolaire ?

La microvacuole est elle la forme fossile de la structure originelle ?

Alors Darwin perd un peu la partie et la discussion est à nouveau ouverte. Dés lors le noyau, ADN et même ARN ne sont alors que des phases de cette évolution.

Darwin alors n'a plus le monopole et d'autres facteurs sont à mettre en équation pour réaliser en fait la forme princeps, son mode de confection et d' équilibre. Le hasard, la nécessité auraient ils un autre mentor ?
Est elle le princeps initial, trame de fibres rassemblées, recevant l'état oscillatoire quantique, respectant les principes basiques de l'hydrologie, d'arrangements moléculaires, cellularisées par la suite puis spécifiées au gré de la phylogénèse et du patrimoine chromosomique entre temps émergé ? Le gigantisme somatique du Jurassique a maintenant en réponse la densité extrême des connexions nerveuses au travers de l'expérience humaine.

L'Homo sapiens est une autre tentative de la nature pour assumer la complexification inhérente au système expansionniste. Elle peut être un échec et la Nature n'en sera que peu affectée. Elle trouvera d'autres moyens. Elle a l'habitude.

Mais restent d'autres questions.

© ADF Video Production

Tout d'abord pourquoi une organisation fractale et chaotique ? Car elle est véritablement fractale à tous les niveaux. Il est probable que l'économie la dynamique, l' adaptation mécanique sont ainsi optimales, favorisant le mouvement le plus longtemps possible. Le monde naturel est fractal et chaotique. Cet aspect doit être mieux appréhendé. Les liaisons moléculaires peuvent être une réponse, notre incapacité à lier le désordre et la cohérence efficace aussi.

Ainsi est allé la forme, son enveloppe, sa limite, son métabolisme précaire mais déjà en équilibre, soumise aux forces universelles et à cette capacité complexificatrice expansionniste intrinsèque de la matière vivante. Cette capacité cependant est incomplète dés lors que le mouvement est rompu profondément. Cette impossibilité à la reconstruction originelle interroge. L'autre question est donc :

Pourquoi la forme ne peut elle se reconstruire à l'identique ? Il résulte toujours une cicatrice, un tissu de réparation imparfait, un succédané de l'originel.

J'essaye donc dans cet ouvrage simplement de tenter une explication après 30 ans de façonnage et réflexions sur la matière vivante humaine. Les forces physiques intra-corporelles et tout ce qui est autour de la cellule ont été trop longtemps négligés.

Nous devons cependant rester vigilants et critiques car la tentative d'unification peut cacher aussi une incapacité à appréhender une autre merveilleuse complexité encore à découvrir.

Pour en savoir plus

- Nous vous conseillons la lecture du livre du Dc J-C Guimberteau :

Ce livre est à découvrir pour le scientifique car, à part quelques notions mises en évidence au début du XXe siècle, l'organisation des relations entre les structures organiques et leur méthode de glissement est mal connue.
À découvrir aussi pour le néophyte, qui va observer un monde de couleurs, de structures changeantes, un monde d'adaptation dont le but ultime est de donner la souplesse, permettre le mouvement et conserver l'équilibre.
Depuis plus d'un demi-siècle, la recherche a négligé ces territoires ; laissons la simple observation de ces structures, qui sont notre propre architecture, nous inciter à la réflexion... et la contemplation.

Editions Elsevier
ISBN : 2-84299-649-6
40 pages (Broché)
Format : 21 x 21 cm
€ 30.00

- SOS Mains Aquitaine

- Institut Aquitain de la main

Site du Docteur JC Guimberteau