Santé

Rôle du canevas microvacuolaire

Dossier - Main, peau et glissement : Opinions nouvelles sur la matière vivante
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Spécialisé en chirurgie réparatrice, le Dc Guimberteau vous propose de découvrir les tissus de la main, la reconstruction des tendons fléchisseurs des doigt et la souplesse mécanique du tissu assurant le glissement.

  
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Son comportement doit respecter le principe essentiel qui est d'assurer la progression totale du mobile sans que rien ne bouge autour. La structure vacuolaire doit résister, s'adapter aux sollicitations physiques basiques de l'extérieur et maintenir son architecture.

Figure 6 C Détails de dessin en 3D du MVCAS Vue en perspective © ADF Video Production

C'est-à-dire un rôle dynamique absolu et d'amortissage total. Deux rôles dynamiquement contraires combinés avec une mémoire de retour et une efficacité thermodynamique doivent être effectués sans rupture d'approvisionnement en information et énergie.

Figure 6 D Détails de dessin en 3D du MVCAS Détail de la distribution microvacuolaire. © ADF Video Production

- a) Nutrition et information

Ces fibrilles sont utilisées comme supports, comme cadre pour les vaisseaux, expliquant la surprenante variété des formes vasculaires. Les vaisseaux alors solidaires, fusionnés avec le cadre adoptent tous les changements positionnels grâce à la mobilité du MVCAS, sans rupture d' apport, sans risque de tractions et fractures tissulaires par exemple. Les autres porteurs d'information nerveuse par exemple, adoptent le même réseau. La continuité tissulaire est toujours totale.

- b) Comportement mécanique et mobilité de la struture.

Figure 7 © ADF Video Production

Quelques évidences sont incontournables et doivent être intégrées pour concevoir le comportement biomécanique. Cette trame organisationnelle, support de vie en équilibre ne peut être sans règles de fonctionnement. Le rôle est double, à la fois assurer la complète progression de l'organe et en même temps, préserver la stabilité des autres tissus avoisinants.

Comment le MVCAS absorbe t'il ce dilemme ?

Nous pensons que nos structures sont en situation de précontrainte et donc développent une tension tissulaire. Cette tension est mise en évidence lors des interventions chirurgicales si nous incisons une peau ou coupons une aponévrose, les berges s' écartent immédiatement de quelques millimètres. Il y a donc effectivement une tension globale intra-tissulaire et cette tension est répartie dans toutes les structures composant la matière vivante et en particulier la trame fibrillaire du MVCAS

La notion de contrainte transmise combinée et de réponse adaptée multi-fonctionnelle et multidirectionnelle.

Les structures vacuolaires proches ou en continuité avec le mobile vont avoir le déplacement le plus important. La relation rhéologique des fibres collagéniques et d' élastine ne peut être linéaire, illimitée car le mobile entrainerait les tissus périphériques. Ce ne peut être aussi un comportement de type plastique acceptant la traction mais limitée au delà de certaines limites provoquant un blocage en plateau et une rupture soudaine. Il faut que ce comportement soit de type caoutchouteux, permettant la traction des fibrilles en associant progressivement les autres fibres voisines, distribuant la contrainte, évitant la fracture fibrillaire.

L'absorption de la contrainte va se faire tout au long du tramage. Ainsi la vacuole la plus prés du mobile accomplit son rôle plastique au maximum et celle la plus éloignée est peu concernée. S'adapter idéalement à la contrainte mécanique.

Vidéo : Le phénomène de glissement (27.1 Mo) © ADF Video Production

L'ensemble des fibres se met en disposition pour répondre à la contrainte locale adoptant immédiatement la solution dynamique la plus adaptée, sollicitant la structure collagénique en compression locale, variant les formes vacuolaires, comprimant les volumes, expliquant la résistance ressentie, progressive et croissante dans le temps et faisant évoquer une relation entre la densité des fibres répondant au stress et la résistance ressentie.

La tension globale qui dés lors se propage dans le système de glissement le long des fibres s'épuise, diminuant graduellement plus elle s'éloigne du mobile et ainsi les structures un peu éloignées restent immobiles.

C'est ce que nous appellerons la notion de contrainte transmise combinée, c'est-à-dire que chaque élément de fibre est connecté au voisin par un lien lâche. Quand ce lien est mis sous tension, l'élément suivant est soumis à une tension décroissante jusqu'à la réalisation de la déformation crée. Tous les éléments constitutifs tournent pour s'orienter en plus grand nombre dans la direction de la force appliquée, la respectant mais la maîtrisant pour éviter la rupture.

Mais ces explications mécanistiques s'inscrivent dans un cadre à vision bidimensionnelle et sont assez éloignées des observations effectuées en Video-analyse. Le mouvement doit s'imaginer en 3D.

D'autres comportements se surajoutent au schéma général d' orientation des fibres.

Figure 8 © ADF Video Production

Cette apparente inorganisation et irrégularité des formes exprime une complexité encore mal explorée et oblige à penser le fonctionnement de façon différente. (Fig. 8)

- c) La notion d'équilibre des forces au sein de la structure et la capacité adaptative aux contraintes sont les deux piliers du comportement dynamique.

1 -- Nous avons observé que la fibrille sollicitée répond tout d'abord par un allongement, ce qui témoigne d' un réarrangement moléculaire avec une capacité à la récupération de la forme initiale instantanée. Une précontrainte interne, comme un ressort, semble être en premier sollicitée pour de minimes tensions.

2 -- Les fibres sous sollicitation mécanique peuvent se diviser, sans apparence brutale dans l'espace en plusieurs autres fibrilles qui se dispersent, peuvent ainsi répartir les forces et les absorber efficacement.

3 -- Les fibres peuvent glisser les unes par rapport aux autres sur un point charnière mobile tout le long de l' une des deux fibres.

4 -- Les fibres, souvent à leur jonction avec d'autres ont la capacité soit de fusion soit de scission au sein d' un gel commun témoignant d' une fluidité visqueuse capable de friction ou attraction explicable par des liaisons covalentes.

L'ensemble de ces capacités fibrillaires sous tendues elles mêmes par des capacités moléculaires offrent une infinité de solutions d' adaptation pour donner une réponse à la contrainte imposée. La compréhension de ce phénomène ne peut s'entrevoir que dans les 3 Dimensions de l' espace.

Les éléments doivent être précontraints et la stabilisation doit être un équilibre entre forces opposées de tension et compression ce qui permet de conserver forme, solidité, adaptabilité multidirectionnelle et indépendance vis à vis de la gravitéLa gravité dés lors voit son rôle décliner en particulier lors des phases d' élaboration ou de croissance. Toutes les structures de l' architecture réparties dans l'espace sont donc réactives à la moindre tension accrue sur l'un des éléments et transmise à tous les éléments même éloignés. Toute compression locale change la tension globale. Dés son élaboration la forme ne peut être qu'en équilibre.

Les séquences d'entrelacs, d'enchevêtrements de structures fibrillaires par le pouvoir récursif de mouvements à l' intérieur de mouvements se trouvent alors hors de portée de l'approche analytique standard, et font appel à des règles physiques basées sur les mathématique non linéaires différentes. Cette complexité dans l'abord mathématique et mécanique est en plus accentuée par le fait que les élément structurels en présence, filins et matures ajoutent un facteur qui est la diversité du matériau, en rigidité, résistance.

5 -- Par ailleurs, toutes ces observations et conclusions sur le jeu fibrillaire, permettant une infinité de ressources dynamiques en réponse à la contrainte, ne doivent pas ignorer le volume intravacuolaire, interfibrillaire. Les forces physiques conventionnelles telles que la pression osmotique , les gradients électriques, la tension superficielle et les tensions intermoléculaires vont prendre tout leur rôle. Les gels de protéoglycanes ont sûrement une implication mécanique dans la réponse à la traction en plus des rôles de nutrition et lubrification.

 Vidéo : Le phénomène de glissement  (21.2 Mo) © ADF Video Production


Vidéo : Le phénomène de glissement
  (21.2 Mo) © ADF Video Production

La constante du volume comprimé et les différentes formes résultantes donnent un potentiel de souplesse considérable mais aussi de résistance diffusant de façon rapide au travers du système de glissement. Le volume et le cadre ne peuvent être dissociés.

Figure 9 © ADF Video Production

La résultante met donc en évidence un système complexe, en équilibre de tension tissulaire permanent, capable par son agencement de donner une réponse adaptée avec une extrême rapidité et adaptabilité facilitant la mobilité extrême et préservant la stabilité des tissus périphériques non concernés par la sollicitation mécanique. (Fig. 9)

Hautement efficaces, associant haute résistance mécanique et économie de matière, ces architectures flexibles, précontraintes sont sans doute avantageuses par la capacité à prendre diverses formes, plus stables, plus adaptées au glissement entre elles, permettant un exercice meilleur au métabolisme et donc prolongeant la durée de la vie .

Cet ensemble de structures polygonales et cet ensemble de propriétés moléculaires associés permettent en même temps la reproduction des formes mais aussi ouvrent l'éventail de nouvelles forme de façon inimaginable, la goutte, l'onduloide et le cylindre ne sont que les standards de cette potentialité. A la réflexion, elle sont toutes envisageables. La transformation de la forme basique peut donc être une réponse à la sollicitation externe mécanique ou autre. Mais les facultés surprenantes de ce tissu appellent à d' autres analyses.