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La bigorexie décrit une dépendance ou une addiction à l'activité physiquephysique. Le Centre d'études et de recherches en psychopathologie (CERPP) de Toulouse, et les universités de Toulouse et Bordeaux ont proposé cette définition de la bigorexie : « un besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives en vue d'obtenir des gratifications immédiates et ce malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique et sociale ».

La bigorexie pourrait être liée au rôle des endorphinesendorphines. Ces moléculesmolécules de la famille des opiacées sont produites par le cerveau, et plus précisément par l'hypothalamus. Lors d'un effort physique, elles permettent de réduire la douleurdouleur ; elles procurent un sentiment de bien-être. Leur effet agréable et euphorisant pourrait pousser certaines personnes à retrouver cette sensation en faisant toujours plus d'exercice.

Un trouble d’abord psychologique

Les personnes touchées par la bigorexie sont obsédées par leurs performances, leur poids, leurs capacités physiques. Elles se mettent en danger en pratiquant à tout prix certaines activités qui risquent d'occasionner des blessures. La bigorexie peut aussi conduire au dopage, car elle incite à vouloir toujours faire mieux. D'après l'Insep, certains sports, qui valorisent l'apparence physique ou imposent des contraintes de poids, seraient plus à risque : la gymnastique, la natation synchronisée, la lutte, le judo, les sports d'endurance, le cyclisme, la course à pied, le culturisme... En se donnant entièrement à leur passion, les sportifs sujets à la bigorexie ont tendance à s'isoler de leur famille et de leur cercle d'amis. Ce sont souvent des personnes perfectionnistes. Cette dépendance au sport se rencontre même chez des sportifs amateurs.

Les personnes présentant des signes de bigorexie sont invitées à consulter un psychologue du sport. Celui-ci doit déterminer si la pratique sportive est devenue addictive ou pas. Lorsqu'une personne atteinte de bigorexie arrête le sport, elle ressent un manque et peut développer des symptômessymptômes dépressifs, d'où la nécessité d'un suivi psychologique.