Quelques heures d’un sport modéré chaque semaine permettent de réduire significativement les risques de contracter sept formes de cancer. © Nejron Photo, Adobe Stock

Santé

Deux à cinq heures d’activité physique par semaine réduiraient les risques pour sept cancers

ActualitéClassé sous :cancer , activité physique , Sport

Pratiquer une activité physique permet de nous maintenir en bonne santé. Cela nous aide même à prévenir certains cancers. Dans quelle mesure ? C'est ce que des chercheurs sont parvenus à déterminer. Ils recommandent ainsi entre 2,5 et 5 heures d'activité modérée par semaine.

Pour rester en forme, il faut bouger. Tout le monde le sait. En France, le ministère de la Santé recommande d'ailleurs la pratique d'une activité physique d'intensité modérée durant au moins 30 minutes par jour. Mais quels sont exactement les bénéfices de ce type de recommandations en matière de prévention du cancer ? Des chercheurs de l'American Cancer Society (États-Unis) se sont posé la question.

Ils ont analysé des études impliquant au total plus de 750.000 adultes, suivis sur plus de 10 ans, et sont arrivés à la conclusion suivante. La pratique hebdomadaire de 2,5 à 5 heures d'une activité physique d'intensité modérée -- ou de 1,25 à 2,5 heures d'activité physique d'intensité vigoureuse -- permet de réduire significativement les risques de contracter sept cancers différents.

Rappelons qu’on appelle activité physique d’intensité modérée, une activité qui permet de brûler trois à six fois plus d’énergie par minute que de rester assis. © Dudarav Mikhail, Adobe Stock

Du sport pour se protéger du cancer

Le risque de cancer du côlon chez l'homme a été diminué de 8 % avec 2,5 heures d'activité par semaine. De 15 % avec 5 heures d'activité par semaine. Et le même type de résultat est obtenu pour le cancer du sein et de l'endomètre chez la femme, le cancer du rein, le cancer du foie -- pour lequel le gain va jusqu'à 27 % --, le myélome et le lymphome (non hodgkinien).

« Les recommandations des différents ministères sont basées sur leur impact sur les maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires ou le diabète. Nos travaux confirment qu'elles sont aussi importantes en matière de prévention du cancer », conclut Alpa Patel, directrice scientifique principale de la recherche épidémiologique à l'American Cancer Society.

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