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Cancer du côlon : une découverte qui va améliorer le diagnostic

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Des chercheurs français ont révélé qu'une mutation dans la protéine HSP110, présente dans certaines cellules tumorales, les rend plus réceptives aux chimiothérapies. Ainsi, lors du diagnostic de cancer, si la protéine mutante est présente dans la tumeur, on peut mieux évaluer l'efficacité du traitement anticancer, ainsi que le risque de rechute.

Mieux prédire l'efficacité des traitements anticancer, grâce à l'évaluation du taux de la protéine mutante. © Phovoir
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Deux équipes françaises viennent d'identifier une protéine mutante présente dans certaines cellules de tumeurs. Intérêt de leur découverte : celle-ci permettrait de mieux évaluer par avance l'efficacité d'un traitement, mais également le risque de rechute.

La protéine en question appartient à la famille des « chaperonnes » ou HSP, pour Heat Shock Proteins. Ces dernières se comportent comme « des capuchons moléculaires » pour d'autres protéines cellulaires, intervenant dans de nombreux processus biologiques. « Généralement, ces protéines sont surexprimées par les cellules tumorales, leur permettant ainsi de s'adapter aux conditions environnementales qu'elles devront affronter au cours du développement du cancer», explique l'Inserm dans un communiqué. C'est notamment le cas lorsqu'un traitement est administré au patient.

Les chercheurs français ont détecté la mutation d'une protéine dans les cas de cancers du côlon. © Sebastian Kaulitzk, Fotolia

Meilleure efficacité de la chimio, selon le taux de la protéine mutante

Les équipes d'Alex Duval (Centre de recherche Saint-Antoine, Paris) et de Carmen Garrido (faculté de médecine de Dijon) sont parvenues à identifier la mutation d'un gène (HSP110) sur l'une de ces protéines chaperonnes, en travaillant sur des cancers du côlon. Or les cellules tumorales exprimant la protéine mutante sont fragilisées. « Elles montrent en particulier une sensibilité accrue aux chimiothérapies prescrites contre le cancer du côlon ».

Les chercheurs ont ensuite observé que cette protéine mutante était présente à des taux variables chez tous les patients souffrant d'une forme particulière de cancer du côlon. Ils ont ainsi montré que les malades exprimant fortement la protéine mutante dans leur tumeur, répondaient très favorablement à la chimiothérapie puisqu'aucune rechute de la maladie n'était observée chez eux. Ils ont mis en évidence des résultats inverses parmi les patients présentant un faible niveau d'expression de la protéine en question...

« Ces données sont particulièrement intéressantes. Elles attestent en effet que le fait de déterminer le statut d'une tumeur pour HSP110 (forte ou faible expression) permet de prédire la réponse au traitement du patient. »

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