Des chercheurs de l’université du Texas montrent le rôle des émissions des voitures dans la nucléation et le développement des particules ultrafines. © Семен Саливанчук, Adobe Stock

Santé

Pollution aux particules ultrafines : les voitures largement responsables

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Elles sont invisibles. Pourtant, elles seraient responsables - selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) - de milliers de morts prématurées rien qu'en France. Ce sont les particules ultrafines. Et des chercheurs nous apprennent aujourd'hui que nos voitures participent activement à leur propagation dans l'air que nous respirons. 

Ces dernières années, la qualité de l’air à Pékin s'est améliorée. Mais la capitale chinoise continue de souffrir de la pollution. Par les gaz d'échappement, notamment. C'est pourquoi des chercheurs de l'université du Texas (États-Unis) se sont intéressés aux émissions des voitures dans la ville. Et ils concluent que celles-ci contribuent largement à la formation de particules ultrafines.

Les particules ultrafines, ce sont des particules pas plus grosses que le millième du diamètre d'un cheveu humain. Soit moins de 50 nanomètres. Mais qui sont suspectées d'être très nocives pour la santé humaine. Notamment parce qu'elles sont susceptibles de traverser les poumons et de pénétrer le réseau sanguin. Et leurs émissions ne sont pas encore réglementées.

Les particules ultrafines contribuent à réduire la qualité de l’air et sont nocives pour la santé humaine. Les mesures réalisées par des chercheurs de l’université du Texas (États-Unis) révèlent qu’elles sont produites à près d’un million de nanoparticules par centimètre cube d’air par les gaz d’échappement de nos voitures. Le passage à la voiture électrique pourrait être une solution. © teksomolika, Adobe Stock

Particules ultrafines vs particules fines

Ce que les chercheurs de l'université du Texas montrent ici, c'est le rôle des émissions des voitures dans la nucléation puis la croissance des particules ultrafines. Dans des conditions urbaines - pas si simples à reproduire fidèlement -, l'oxydation synergique des gaz d'échappement semble en effet à l'origine d'une formation en masse de telles pollutions. Et, plus embêtant encore, lorsque les niveaux de particules fines PM2,5 - les particules de tailles inférieures à 2,5 micromètres dont les niveaux sont réglementés - sont bas.

« Nos mesures sont représentatives des environnements urbains du monde entier », remarquent les chercheurs dans un communiqué de l’université du Texas« Or elles révèlent que la réduction des PM2,5 pour améliorer la qualité de l'air pourrait aggraver la pollution aux particules ultrafines. » En cause notamment, les composés aromatiques. Et trouver un moyen pour les limiter efficacement nécessitera encore beaucoup de travaux. En attendant, les chercheurs estiment que le choix de la voiture électrique pourrait aider.

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