Une étude canadienne vient de montrer que la majeure partie des infarctus du myocarde, une des principales causes de décès à l'échelle internationale, pourrait être prédite par neuf facteurs de risque aisément mesurables. Ces facteurs sont valables pour chaque région du globe et chaque groupe ethnique.
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L'étude s'est basée sur un échantillon de plus de 29.000 personnes appartenant à 52 pays. Elle a été coordonnée par le Dr Salim Yusuf, professeur de médecine à la Michael G. DeGroote School of Medicine (Université McMaster). D'après les résultats de l'étude, les deux plus importants facteurs de risquefacteurs de risque sont le tabagisme et un ratio anormal de lipideslipides dans le sang (Apolipoprotéine B / Apolipoprotéine A-1). Ils permettent à eux deux de prédire les deux tiers du risque global de crise cardiaquecrise cardiaque. Les facteurs de risque additionnels sont l'hypertension artériellehypertension artérielle, le diabètediabète, l'obésitéobésité abdominale, le stressstress, l'insuffisance, au quotidien, de consommation de fruits et légumes et d'activité physiquephysique. La consommation régulière de petites quantités d'alcoolalcool se révèle modérément protectrice.

Il était auparavant suggéré que seulement la moitié des risques d'infarctus du myocardeinfarctus du myocarde était prévisible, indique Yusuf. Selon l'étude INTERHEART, la quasi-totalité du risque peut être prédite, et ce pour toute région, tout groupe ethnique, tout sexe et tout âge. Ceci signifie que le message destiné à la préventionprévention des maladies cardio-vasculaires serait assez simple et similaire à travers le monde, une fois prises en compte les différences économiques et culturelles. Il s'avérerait finalement possible de prévenir la majorité des crises cardiaques prématurées dans le monde.

Cette étude représente un jalon qui suggère qu'une combinaison de changements dans le stylestyle de vie, incluant le fait d'arrêter de fumer, d'adopter un régime alimentaire sain et de pratiquer une activité physique pourrait conduire à une réduction du risque d'infarctus de 80 %, a déclaré le Dr Alan Bernstein, président du Canadian Institutes of Health Research.