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Les loups volent au secours de la chaîne alimentaire

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Le loup réintroduit dans le parc national de Yellowstone, dans le Wyoming aux États-Unis, aurait un effet bénéfique sur la chaîne alimentaire montagneuse en hiver. Il permettrait d'atténuer les premières conséquences du réchauffement climatique...

www.deskpicture.com Le loup : un maillon fondamental de la chaîne alimentaire aux Etats-Unis

Classé au patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO depuis 1978, le parc national de Yellowstone présente des décors somptueux et une faune exceptionnelle qui ne font pourtant pas exception à la règle. Certaines espèces commencent à ressentir les premiers effets du réchauffement de la planète. Les perturbations existent à différents niveaux : dans la reproduction, les migrations saisonnières, l'alimentation, etc. Or, en montagne comme dans n'importe quel écosystème, chaque "maillon" de la chaîne alimentaire joue un rôle particulier, voire parfois essentiel, des prédateurs les plus imposants comme le loup aux minuscules insectes qui jonchent le sol...

Le loup (Canis lupus) avait presque disparu de l'Amérique du Nord suite aux campagnes d'éradication menées dans les années 1930. Il a pourtant été réintroduit dans le parc de Yellowstone par l'US Fish and Wildlife Service en 1995. La région compte désormais plus d'une centaine d'individus ! Et visiblement, cette réintroduction est bénéfique à ce précieux environnement. En effet, Christopher Wilmers et Wayne Getz, dans une étude publiée sur le site de la revue PloS Biology, ont montré que l'impact du changement climatique sur différents animaux du Parc pouvait être temporisé par la présence du loup... Ils ont d'abord utilisé les données des 50 dernières années pour établir les tendances hivernales, puis modéliser l'effet de la présence des loups sur le sort des espèces nécrophages confrontées au réchauffement de la Terre.

Les prévisions sont celles-ci : aussi incroyable que cela paraisse, les hivers qui se raccourcissent entraînent une carence alimentaire. Les élans, par exemple, ont bien plus de facilité à résister aux hivers moins rigoureux donc beaucoup moins d'individus succombent au froid comme par le passé. Par le fait, tous les "éboueurs" de la nature qui ne survivent qu'en se nourrissant de cadavres, se trouvent bien vite affamés, et sans rien à se mettre sous la dent... Or, il faut savoir que contrairement à d'autres grands carnivores du parc, le loup, une fois le ventre rempli, est loin d'être égoïste. Il abandonne les restes de son repas (le plus souvent des élans justement), facilitant la tâche aux aigles, coyotes et autres animaux nécrophages qui trouvent là de quoi faire un festin de gaulois ! Ainsi, selon ces biologistes, le loup pourrait permettre à toute la chaîne alimentaire de s'adapter plus facilement aux nouvelles conditions induites par le changement climatique...

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