Santé

La fièvre de Marburg : un virus meurtrier qui gagne du terrain en Angola

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Un virus meurtrier de la famille du virus Ebola se propage en ce moment même dans le nord de l'Angola en Afrique. L'épidémie a démarré en octobre 2004, mais c'est seulement à la fin du mois dernier que le virus de Marburg a été identifié. A ce jour, sur les 175 cas recensés, 155 personnes sont décédées...

Le virus de Marburg

Tout a commencé à Uige, en Angola près de la frontière avec la République Démocratique du Congo en octobre dernier. On était alors loin de se douter que ce mal sournois n'était autre que le terrible virus de Marburg, découvert en 1967. Rare, il compte parmi les plus virulents qui affectent l'espèce humaine, à l'image du terrible virus Ebola... Après une période d'incubation de 3 à 9 jours, la fièvre de Marburg se traduit dans un premier temps chez le patient par de la fièvre, de sévères maux de tête, des malaises, puis rapidement de graves hémorragies, le plus souvent fatales. Il n'existe aucun vaccin, ni aucun traitement spécifique à l'heure actuelle. On ignore même d'où provient le virus : singes, chauves-souris, rongeurs... qui est le porteur initial ? Et comment le transmet-il à l'homme ?

Seule certitude : il infecte les cellules des parois des vaisseaux sanguins, ainsi qu'un groupe de cellules immunitaires. Pour ce qui est de la transmission d'un individu à l'autre, elle se fait assez classiquement par les différentes sécrétions (sueur, toux, éternuements, liquide hémorragique, diarrhée, etc.). La dernière grosse épidémie de fièvre hémorragique de Marburg avait eu lieu au Congo entre 1998 et 2000. Elle avait infecté plus de 150 personnes. Aujourd'hui, la nouvelle 'vague meurtrière' inquiète les spécialistes car les chiffres révèlent un taux de mortalité inhabituel, supérieur à 90%, pour cette pathologie qui tue généralement 25 à 30% des individus affectés. « L'épidémie n'est pas encore sous contrôle en termes de contagion, car des gens sont peut-être en incubation. Nous pouvons avoir des surprises » a indiqué Mario Ferrari, le directeur pour l'Angola de l'Unicef, à l'AFP.

Devant la gravité de la situation, la France vient d'ailleurs de débloquer 110 000 euros pour participer à la lutte contre ce virus... Si l'épicentre de l'épidémie (Uige) a été parfaitement identifié, la fièvre hémorragique continue à se propager : provinces de Luanda, Cabinda, Malange et Kuanza Norte. L'Organisation Mondiale de la Santé est déjà sur le terrain pour tenter de gérer la situation, avec d'autres organisations telles que Médecins Sans Frontières. Quant au CDC (Center for Disease Control), c'est lui qui a identifié le virus... Il s'agit à présent d'agir au plus vite pour stopper la contagion, former le personnel soignant aux consignes de sécurité les plus strictes, aménager des structures pour recevoir et isoler les patients du reste de la population, informer -sans l'affoler- le public sur les règles d'hygiène à respecter. La tâche est colossale mais vitale pour enrayer une telle épidémie !

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