Il y a 150 ans, le pépiniériste, Gustave Croux observa, dans ses jardins de Châtenay-Malabry (92), un bien étrange cèdre dont les branches retombaient vers le bas. Lorsque survient ainsi ce que l'on appelle aujourd'hui une « mutation », deux possibilités s'affrontent. La première consiste à éliminer cet arbrearbre laid et bizarre, qui a la mauvaise idée de retomber vers le sol au lieu de se diriger vers la lumièrelumière. Le pépiniériste considéra au contraire, deuxième possibilité, que ce variant génétiquegénétique pouvait avoir un avenir commercial, séduisant les jardiniers par sa forme originale, ce qui se vérifia largement par la suite. L'arbre « originel » est toujours vivant, devenu au fil des temps une merveille végétale, occupant largement l'espace dans l'arboretum du parc de la Vallée-aux-Loups (92). À Orthez (64), un autre cèdre pleureur extraordinaire lui fait concurrence par sa beauté et l'originalité de son tronc tourmenté.

Les cèdres sont des conifères de taille imposante de la famille des Pinacées, originaires du Moyen Orient, d'Afrique du Nord et de l'Himalaya. Ce Cedrus atlantica Glauca Pendula (photo) est une sous-espècesous-espèce du cèdre de l'Atlas, lui-même sous-espèce du cèdre du Libancèdre du Liban. Ce Cedrus libani se reconnait par la forme tabulaire au sommet qu'il prend à sa maturité. Il figure sur le drapeau du Liban dont il est l'emblème. Le cèdre du Liban s'est acclimaté en Europe où il a été introduit en 1650. On peut toujours admiré celui qui s'épanouit au jardin des Plantes, à Paris, et qui n'était en 1734, qu'un jeune plant ramené par le botanistebotaniste, Bernard de Jussieu. Quant au cèdre de l'Himalayacèdre de l'Himalaya, il se reconnaît par sa cime conique et ses branches retombantes lui donnent un aspect pleureur. Présent sur TerreTerre depuis la nuit des temps, le cèdre était déjà utilisé par les Égyptiens pour les sarcophages, son boisbois est quasiment imputrescible, très odorant, et son huile essentiellehuile essentielle possède de multiples propriétés.

© Georges FetermanGeorges Feterman, Futura