Planète

Otarie de Steller

DéfinitionClassé sous :zoologie , mammifère , pinnipède
Photo d'une otarie de Steller. © Captain Budd Christman, NOAA, domaine public

Otarie de Steller (Schreber 1776) - Eumetopias jubatus

  • Ordre : Carnivora
  • Sous-ordre : Caniformia
  • Famille : Otariidae
  • Sous-famille : Otariinae
  • Genre : Eumetopias
  • Taille : 2,50 à 3,25 m
  • Poids : 300 à 1.100 kg
  • Longévité : 14 à 22 ans (50 ans en captivité)

Statut de conservation UICN : EN en danger

Description de l’otarie de Steller

Également appelée lion de mer, l'otarie de Steller est la plus grande des espèces d'otaries. Elle possède un corps massif et fusiforme, au poitrail large et au cou renflé, surmonté d'une sorte de crinière de poils drus. La couleur du poil varie du jaune pâle, au brun en passant par le roussâtre. Le front est haut et le museau plat est muni d'une série de longues vibrisses. Ses mâchoires sont suffisamment puissantes pour broyer ses proies. Longues et larges, ses nageoires pectorales lui permettent de se diriger sous l'eau mais aussi de se déplacer avec une relative aisance sur la terre ferme.

Lion de mer mâle. © Morkill Anne, US Fish and Wildlife Service, domaine public

Habitat de l’otarie de Steller

Il existe deux populations de lions de mer séparées génétiquement. Celle de l'ouest qui vit dans la mer de Béring, le golfe d'Alaska, en Russie (Kamtchatka, îles Kouriles...) et au Japon, et la population de l'est que l'on rencontre depuis le Sud-est de l'Alaska jusqu'en Californie. L'otarie de Steller est une espèce qui préfère évoluer sur les plateaux continentaux ou sur l'estran également appelé zone intertidale.

Rookerie d'otaries de Steller. © Bell Kevin, US Fish and Wildlife Service, domaine public

Comportement de l’otarie de Steller

L'otarie de Steller est un animal grégaire qui n'est pas considéré comme migrateur. Même s'il arrive à un mâle de parcourir de longues distances pour trouver une femelle, il ne s'éloigne guère de l'endroit où il est né et retrouve toujours sa rookerie située sur une plage ou un ensemble d'îlots isolés de la côte. Les plongées de subsistance dépassent rarement les 200 mètres de profondeur (la moyenne est de 140 m), et l'animal ne reste pas plus de deux minutes en apnée. Les mâles se constituent des harems à la période de reproduction et défendent âprement leur territoire pendant ce laps de temps. Le lion de mer communique par vocalisations dont les plus caractéristiques sont les rugissements graves et sonores qui peuvent être entendus malgré le roulement des vagues et le sifflement du vent. Leurs principaux prédateurs sont les orques et les requins.

Lions de mer. © Yummifruitbat, CCA-SA 2.5 Generic license

Reproduction de l’otarie de Steller

La gestation dure un an en moyenne, compte tenu d'un différé d'implantation de l'embryon de trois mois. En règle générale, la femelle met bas un petit unique mesurant un mètre de long et pesant entre 17 et 23 kg. Le petit double pratiquement sa taille en une année. La durée du sevrage est variable car certains jeunes peuvent rester avec leur mère pendant quatre ans. Femelles et mâles atteignent la maturité sexuelle entre trois et six ans, mais ces derniers ne sont aptes à se reproduire que vers leur neuvième année, quand ils sont suffisamment puissants pour se constituer un harem et défendre leur territoire.  

Mâle, femelle et jeune otarie de Steller. © Eliezg, CCA-SA 3.0 Unported license

Régime alimentaire de l’otarie de Steller

Le lion de mer fourrage le long du littoral à la quête de poissons tels que la goberge, le hareng, le maquereau, le sébaste, le saumon et même l'esturgeon, qui constituent l'essentiel de son alimentation. Mais il mange également des céphalopodes comme les calmars et les poulpes. Il est également connu pour être un prédateur de jeunes phoques à fourrure, annelés ou communs.

Conflit entre lions de mer. © Wldland, GNU FDL Version 1.2

Menaces sur l’otarie de Steller

Le lion de mer est considéré comme une espèce en danger du fait de la chasse commerciale et traditionnelle, de l'abattage volontaire par les pêcheurs car les animaux sont accusés d'entrer en concurrence avec leurs filets et pour protéger les pêcheries..., les pollutions diverses dont les hydrocarbures et le déclin de leurs proies habituelles consécutif à la surpêche. Les populations occidentales ont diminué de 70 à 80 % depuis les années 1970 et ne cessent de se réduire.

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