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Sur huit espèces d’ours, six sont en danger

ActualitéClassé sous :développement durable , Ours , extinction

Selon l'Union mondiale pour la nature, seules deux espèces d'ours ne risquent pas l'extinction dans les années qui viennent. Les autres sont menacées, souvent par disparition de leurs milieux naturels, comme pour la plupart des espèces en difficulté.

Pour l’ours brun (ici un grizzli), on ne fait état que d’une « préoccupation mineure » © Ursidés.com

Parmi les ours, malgré les mesures de protection prises en Chine, c'est toujours l'emblématique panda géant qui tient la pôle position pour la course à l'extinction. Il apparaît sous l'étiquette En danger dans la Liste rouge 2007 des espèces menacées. En permanence, l'Union mondiale pour la nature (ou IUCN, de son nom d'origine International Union for the Conservation of Nature and Natural Resources) et sa Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) mettent à jour une base de données établissant l'état des santé de 41.000 espèces. Des listes rouges en sont régulièrement extraites et des analyses approfondies sont effectuées tous les quatre ans. La dernière a été réalisée en 2004. Celle-ci n'est donc que partielle, ne concernant que les ours, et vient d'être présentée par le groupe du CSE spécialement chargé de ces mammifères,surveillant huit espèces.

Les ours asiatiques en mauvaise posture

Derrière le panda géant (Ailuropoda melanoleuca), cinq ours sont considérés comme Vulnérables, c'est-à-dire qu'il existe pour eux un risque réel d'extinction à l'échelle mondiale. C'est le cas de l'ours malais (Helarctos malayanus), alias ours des cocotiers, ou, en malais, Nan basindo tenggil (« celui qui aime être assis haut »). Cet ursidé d'à peine plus d'un mètre (c'est le plus petit de la famille) vit en Asie du Sud-Est, depuis le nord-est de l'Inde jusqu'à Sumatra et Bornéo. Ses effectifs sont mal connus. Il apparaissait non classé dans le dernier recensement, pour cause de données insuffisantes. Les observations actuelles ne sont toujours pas considérées comme fiables mais les estimations de l'étude UICN/CSE établissent la baisse de effectifs à 30 %, essentiellement à cause des déforestations et du braconnage.

Dans la même catégorie apparaissent également l'ours noir d'Asie (Ursus thibetanus), l'ours lippu (Melursus ursinus), l'ours andin (Tremarctos ornatus), l'ours polaire (Ursus maritimus). Deux espèces se portent mieux (leur catégorie s'appelle Préoccupation mineure) : l'ours brun (Ursus arctos) et l'ours noir américain (Ursus americanus).

Mais l'ours brun (celui qui a fait l'objet de réintroductions dans les Pyrénées) vivrait surtout en toutes petites populations en Alaska, au Canada, en Europe et en Russie, dont beaucoup sont « isolées et très vulnérables » selon les termes de l'UICN/CSE. Quant au grizzli (une sous-espèce de l'ours brun vivant en Amérique du nord), il serait menacé lui aussi d'après les autorités des Etats-Unis, sauf en Alaska. Seul, l'ours noir, qui vit sur le continent nord américain du Mexique au Canada, n'a pas de souci à se faire, toutes les populations vivant normalement.

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