Planète

Martre des pins

DéfinitionClassé sous :zoologie , Mustélidé , carnivore
Photo d'une martre (empaillée). © Totodu 74, domaine public

Martre des pins  (Linnaeus 1758) - Martes martes

  • Ordre : Carnivora
  • Sous-ordre : Caniformia
  • Famille : Mustelidae
  • Sous-famille : Mustelinae
  • Genre : Martes
  • Taille : 0,45 à 0,70 m (longueur de la queue 0,25 m
  • Poids : 750 à 1.850 g 
  • Longévité : 10 à 12 ans

Statut de conservation UICN : LC préoccupation mineure

Description de la martre des pins

La martre possède un corps mince et élancé. Son pelage est d'une teinte brun chocolat quasi-uniforme sur l'ensemble du corps, à l'exception d'un plastron jaunâtre qui orne sa gorge et sa poitrine jusqu'entre les pattes antérieures. Ses pattes sont plus longues que celles des autres mustélidés et la plante des pieds est recouverte de poils. Ses oreilles sont légèrement plus longues et plus larges que celles de sa cousine la fouine et son museau est brun noir. 

Martre. © Dani Kropivnik, GNU FDL Version 1.2

Habitat de la martre des pins

La martre occupe principalement les forêts denses de feuillus et de résineux jusqu'à 2.000 mètres d'altitude sur l'ensemble du contient eurasien, depuis la limite des zones arborées du nord, jusqu'au pourtour méditerranéen. 

Comportement de la martre des pins

La martre s'est adaptée à une existence arboricole. Elle se déplace sur les branches et les troncs aussi agilement qu'un écureuil mais chasse au sol. Principalement crépusculaire et nocturne, c'est un animal solitaire en dehors de la période de reproduction. On peut cependant l'apercevoir en journée lors de l'élevage des jeunes. La femelle occupe généralement un territoire plus petit que celui du mâle, que ce dernier marque à l'aide de son urine, de ses excréments et à l'aide de glandes situées sur l'abdomen. La martre évite les milieux ouverts où elle sait ne trouver aucun gîte.

Pendant la saison estivale, elle niche dans les arbres dans des abris naturels (amas de lierre, cavités dans les troncs, fourches de branches...) qu'elle n'aménage pas. En hiver elle s'abrite dans des galeries creusées dans le sol par d'autres animaux, sous les racines et les souches ou sous des pierriers. Il lui arrive de chercher refuge dans une grange ou un grenier, mais en règle générale, contrairement à la fouine, elle évite les habitations humaines.

Reproduction de la martre des pins

La période de reproduction s'étend de juin à août mais les femelles n'ont qu'un seul cycle d'accouplement. La parade nuptiale émaillée de luttes et de jeux peut durer une quinzaine de jours. Les œufs fertilisés bénéficient d'une implantation différée. L'implantation dans l'utérus n'a lieu que 220 ou 240 jours après l'accouplement. La mise bas se déroule de 30 à 60 jours plus tard. La portée annuelle est composée de trois petits en moyenne. Ceux-ci naissent les yeux fermés et sont sevrés au bout de huit à dix semaines. Ils commencent à sortir du gîte au bout de deux mois et prennent leur indépendance au terme du sixième mois. Les jeunes atteignent leur maturité sexuelle au bout de trois ans environ.

Régime alimentaire de la martre des pins

La martre des pins a un régime alimentaire essentiellement carnivore. Ses proies favorites sont les petits rongeurs tels que les campagnols, les musaraignes ou les mulots qui représentent 80 % du nombre de mammifères consommés. Elle chasse occasionnellement des lapins de garenne, des chauves-souris et des écureuils. Au printemps elle ne dédaigne pas les oiseaux et leurs œufs, tandis qu'en été et à l'automne, elle mange des fruits sauvages ou cultivés. Des recherches ont établi que l'animal ne s'en prenait aux poules que très marginalement, mais il peut s'en prendre aux animaux d'élevage lors des lâchers pour les besoins d'une chasse.

Menaces sur la martre des pins

Longtemps traquée pour sa fourrure et pour les poils qui servent encore à fabriquer les pinceaux d'artistes, et pour son statut injustifié de nuisible, ce sont quelques-unes des causes de la régression des populations de martres. Le déboisement, la fragmentation des massifs boisés et le phénomène de « roadkill» ont également contribué à la fragilisation de l'espèce. Mais de nombreux projets de confortement de populations et de réintroduction ont vu le jour. Ceux-ci permettent d'espérer un renversement de la tendance. 

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour.

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !

Cela vous intéressera aussi