Un curieux grêlon photographié en 1995 : il ressemble un peu à un cerveau, témoignant d'une trajectoire mouvementée au sein d'un cumulonimbus. © Discovery Science

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En vidéo : de curieux grêlons en forme de cerveau...

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Le plus souvent lisses, les grêlons présentent parfois une surface parcourue de craquelures ou de sillons. Ils sont dans ce cas de taille respectable. Cette forme étrange s'explique très bien et a été sculptée par leurs mauvaises rencontres au sein d'un nuage d'orage. Car un grêlon peut aussi être grêlé...

Étonnant : des grêlons géants en forme... de cerveaux  Des chasseurs d'orage racontent leur rencontre avec une averse de grêlons exceptionnellement gros, « de la taille d'une balle de baseball », et dont la surface porte des circonvolutions, tel un cerveau. Découvrez comment se forment ces étranges grêlons en vidéo. 

Les averses de grêle comptent parmi les phénomènes météorologiques les plus violents. Elles sont courtes en durée et localisées sur une petite zone, mais leurs effets peuvent être dévastateurs. Les grêlons peuvent peser plusieurs centaines de grammes et leur vitesse dépasse parfois les 130 km/h. Leur énergie est telle qu'ils peuvent briser des vitres, saccager des végétaux ou occasionner de graves blessures aux Hommes et aux animaux.

Cette grêle est fabriquée dans la plus puissante machine thermique du ciel : le cumulonimbus. Reconnaissable, quand il est isolé, à son sommet en forme d'enclume, ou de panache, ce nuage géant est de tous celui qui s'étend le plus dans le plan vertical. Alors que sa base fait parfois du rase-mottes à quelques centaines de mètres du sol, le sommet peut culminer à 10.000 m d'altitude, voire plus. Sa partie sommitale en forme d'enclume manifeste d'ailleurs l'étalement des courants ascendants à la limite entre la troposphère et la stratosphère.

Un cumulonimbus bien formé, avec son enclume. Ce nuage d'orage est le siège de puissances ascendances et de violentes turbulences. Des grêlons y virevoltent parfois et ce géant peut brutalement lâcher un déluge. © Cevenol2, Wikimedia Commons, cc by sa 1.0

Dans la tourmente, les grêlons s'entrechoquent

Ce mastodonte se forme dans un air chaud et humide au niveau du sol, entraîné dans un mouvement convectif vers le haut. Habituellement, le phénomène forme un cumulus, mais si les conditions de vent, de température et d'humidité sont les bonnes, ce paisible nuage de beau temps se transforme en « Cb » ou « cunimb », comme disent les météorologistes, ainsi que les pilotes d'engins volants de quelque nature que ce soit, qui redoutent ce monstre.

À l'intérieur, des courants ascendants très violents aspirent l'air humide et l'expédient à grande vitesse vers le haut. Il se refroidit et l'humidité se condense en gouttelettes d'eau, que la puissante ascendance empêche de redescendre en pluie. Elles finissent par geler en grêlons, qui poursuivent leur ascension. En fait, leurs trajectoires sont chaotiques, montant et descendant dans une vraie tempête.

À ce stade, les grêlons sont alors ronds et lisses, mais si ces mouvements se prolongent, les plus gros grêlons, formés depuis un certain temps, rencontrent les petits, plus jeunes, qui se collent à leur surface. Comme nous l'explique la météorologue de cet épisode de la série documentaire Le ciel nous est tombé sur la tête diffusée sur la chaîne Discovery Science, c'est cela qui donne cet aspect évoquant (vaguement) les circonvolutions d'un cerveau humain qui ont tant surpris ces chasseurs de tornades.

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