En étudiant un bref épisode de réchauffement global survenu il y a 55 millions d'années, des chercheurs ont constaté que les animaux y avaient alors répondu d'une manière particulière : ils seraient devenus plus petits.
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Ainsi, les chevaux de cette époque, qui étaient de la taille d'un petit chienchien, se réduisirent à la taille d'un chat SiamoisSiamois, note Philip D. Gingerich, professeur de géologiegéologie à l'Université du Michigan. Lorsque le climatclimat revint à la normale, les animaux revinrent à leur taille d'origine.

Les chercheurs, qui appartiennent à l'Université du Michigan, à l'Université de New Hampshire, et à la Smithsonian Institution (Etats-Unis), ont fondé leur étude sur l'analyse des fossilesfossiles des badlandsbadlands du Wyoming, trouvés dans une couche de roches sédimentairesroches sédimentaires déposée à la limite entre le PaléocènePaléocène et l'EocèneEocène, période de changement climatiquechangement climatique apparemment soudain.

Afin de comprendre, à partir de ces fossiles, comment des versions naines d'animaux apparurent et disparurent, Gingerich a fait appel à ses collègues de l'Université du Michigan qui étudient les effets de niveaux de dioxyde de carbonedioxyde de carbone élevés, associés au réchauffement global, sur la croissance des plantes. Ils ont constaté que celles-ci "appréciaient" une atmosphèreatmosphère riche en dioxyde de carbone. Mais dans ce cas, elles contiennent notamment moins de protéinesprotéines qu'en situation normale. Les insectesinsectes qui consomment ces plantes croissent alors moins rapidement. Le même phénomène serait valable pour les mammifèresmammifères, conclut Gingerich.

Cet événement climatique, qui s'est produit il y a 55 millions d'années et auquel les animaux se seraient adaptés en rapetissant puis en reprenant leur dimension normale, a duré 80 000 ans. Les chercheurs espèrent que leurs travaux permettront d'améliorer la compréhension du changement climatique en général. Mais l'actuelle augmentation de températures est beaucoup plus inquiétante que les réchauffements passés pour de multiples raisons, notent les chercheurs.