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CryoSat-2 cartographie les glaces polaires de l'Arctique

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Un an après son lancement, le satellite d'observation de la Terre de l'Esa, CryoSat-2, a tracé la première carte dynamique de l'épaisseur de la banquise arctique. Ces données confirment le processus, engagé depuis plusieurs décennies, d'amincissement généralisé du volume des glaces de ces régions inhabitées.

Le satellite CryoSat-2 a été lancé pour obtenir des mesures précises sur l’évolution du rétrécissement des surfaces glacées, à l’échelle de la Planète, et la diminution de leur épaisseur. C'est l'un des nombreux facteurs aggravants du changement climatique appelés à s'intensifier dans l’avenir, comme le montre ce satellite de l’Esa. © Esa

Le satellite CryoSat-2 a été lancé pour obtenir des mesures précises sur l’évolution du rétrécissement des surfaces glacées, à l’échelle de la Planète, et la diminution de leur épaisseur. C'est l'un des nombreux facteurs aggravants du changement climatique appelés à s'intensifier dans l’avenir, comme le montre ce satellite de l’Esa. © Esa

 

Lancé en avril 2010 en remplacement d'un premier satellite perdu au lancement, CryoSat-2 est un satellite d'observation de la Terre de l'Agence spatiale européenne. Il est conçu pour apporter des informations auparavant difficiles à obtenir sur les surfaces et les volumes des glaces de la Terre. Son principal objectif est de mesurer la banquise, les calottes glaciaires, les glaces flottantes et les inlandsis qui influent considérablement sur le bilan radiatif de la Terre.

Construit par Astrium, ce satellite embarque l'altimètre radar interférométrique Siral (SAR Interferometer Radar Altimeter) fourni par Thales Alenia Space, qui fonctionne de jour comme de nuit et indépendamment de la couche nuageuse. Cet instrument est donc particulièrement bien adapté à l'étude de calottes polaires, souvent masquées par les nuages. Pour réaliser ses mesures, Siral exige une grande stabilité orbitale pour différencier les glaces recouvrant les terres émergées de la banquise, qui, elle, flotte sur l'océan. Pour répondre à ce besoin, Astrium a construit un satellite dont la spécificité est d'avoir des panneaux solaires installés sur le dessus, en forme de toit, et non disposés en aile.

Carte de l'évolution de l'épaisseur (en mètres) de la banquise arctique en janvier et février 2011, mesurée par Cryosat. © Esa

CryoSat-2 mesure la banquise pour évaluer le réchauffement

Une première série de résultats avait été présentée lors du Salon du Bourget quand l'Esa avait dévoilé la première carte de l’épaisseur de la banquise arctique d'après les données recueillies par CryoSat. Cette carte faisait un rapide bilan sur la façon dont la banquise de l'Arctique s'affine sous l'effet du changement climatique. Elle préfigurait d'autres cartes, dévoilées cette semaine par l'Agence spatiale européenne et montrant l'évolution de l'étendue et de l'épaisseur de cette banquise d'octobre 2010 à mars 2011.

La mesure de ce cycle de la glace permet de mieux appréhender l'évolution du climat car les glaces réfléchissent près de 90 % de la lumière solaire. Avec le rétrécissement de la couverture glaciaire à l'échelle de la Planète, ces glaces jouent un rôle significatif dans le changement climatique.

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