En ce début 2011, on en est à la publication des bilans du climat de l’année écoulée. Deux organismes américains estiment que 2010 a égalé en température le record de 2005, maximum connu de température globale pour le XXe siècle.
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Avec une température globale (de l'atmosphèreatmosphère à la surface du sol et de l'eau de surface des océans) supérieure de 0,62 °C par rapport à la moyenne, 2010 a été une année aussi chaude que 2005, le dernier record en date depuis 1880 : c'est le chiffre qui vient d'être publié par le NCDC (National Climatic Data Center), qui dépend de la NOAANOAA. De son côté, le Goddard Institute for Space Studies (GISS), un organisme de la NasaNasa, parvient à une conclusion similaire. Voilà désormais trente-quatre années de suite que la moyenne annuelle dépasse la moyenne historique du vingtième siècle.

« La température globale augmente aussi vite durant la dernière décennie que lors des deux décennies précédentes malgré les fluctuations annuelles dues aux alternance El Niño-La Niña » explique James Hansen, directeur du GISS. Selon lui, si le réchauffement se poursuit, « le record de 2010 ne tiendra pas longtemps ».

Écarts de température de surface (terres et océans) pour l'année 2010 par rapport à la moyenne réalisée sur les observations accumulées depuis 1880. © Nasa/<em>Earth Observatory</em>/Robert Simmon

Écarts de température de surface (terres et océans) pour l'année 2010 par rapport à la moyenne réalisée sur les observations accumulées depuis 1880. © Nasa/Earth Observatory/Robert Simmon

Année chaude et humide

Les variations de température sont inégalement réparties, avec une année froide en Europe et en AntarctiqueAntarctique mais chaude un peu partout, en particulier au Canada. En ArctiqueArctique, la saisonsaison froide a été exceptionnellement longue mais, paradoxalement, la banquisebanquise a connu en été le plus faible minimum d'extension depuis 2007 et 2008.

L'année a été marquée par un puissant événement ENSO (El Niño SouthernSouthern Oscillation), commencé en juin 2009 et terminé en mars 2010, avec un basculement sur une situation La Niña.

Par ailleurs, l'année 2010 a aussi été exceptionnellement humide. Il n'est pas possible, comme l'a souligné David Easterling (du NCDC) de relier cette évolution globale à des événements locaux, comme les inondationsinondations en Australie et au Pakistan ou la sècheresse en Russie. Mais, ajoute-t-il, les climatologuesclimatologues estiment que la probabilité d'événements extrêmes augmente avec le réchauffement globalréchauffement global.

On attend désormais les publications d'autres organismes météorologiques, qui auront lieu ce mois-ci.