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Construction d'une piscine naturelle : quels matériaux ?

Dossier - La piscine naturelle, baignade en pleine nature
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Les piscines naturelles font leur apparition dans les jardins privés et même les lieux publics. Construction, réglementation, coût... tour d'horizon de ce qu'il faut savoir.

  
DossiersLa piscine naturelle, baignade en pleine nature
 

Quels matériaux employer pour la construction de sa piscine naturelle ? Les moyens disponibles, variés, dépendent de la géométrie du(des) bassin(s) et du niveau d'exigence écologique de chacun. Les formes libres, à supposer que le terrain soit stable, se prêtent idéalement à l'aménagement de berges naturelles, excluant toute maçonnerie.

Comment choisir les matériaux pour une piscine écologique ?© Couleur Lavande, CC BY-NC 2.0

Les différents matériaux pour l'étanchéité 

La terre du terrassement sert à confectionner les abords de la piscine. Si le sol est déjà argileux, donc imperméable, l'étanchéité peut être assurée par une épaisse couche de glaise (10 cm environ) soigneusement damée. Mais ce procédé est moins sûr que la bentonite, une argile particulière qui gonfle au contact de l'eau et rend les parois parfaitement hermétiques.

Autre solution, très appréciée des constructeurs, la membrane EPDM présente de nombreux avantages. La souplesse de ce caoutchouc synthétique, de qualité HQE et à longue durée de vie, lui permet d'épouser toutes les formes possibles. Résistant aux UV et aux variations de température, il est neutre pour la flore et la faune, et se répare en cas d'accroc. Quoique lourd à manipuler (1,40kg/m2 en 1,2 mm d'épaisseur), sa pose est plus rapide et globalement plus simple.

Le terrassement et la mise en forme des bassins libres représentent un gros travail. La terre doit être bien tassée, débarrassée des cailloux et racines qui pourraient endommager la membrane. Constituée de bandes assemblées par thermosoudage, celle-ci est déroulée d’une seule pièce puis plaquée au bassin en suivant les moindres contours, sans laisser de plis. © passionbassin.com

Ce sont toutefois les structures rigides sur radier ou préformées, techniques en usage dans la construction de piscines traditionnelles, qui sont les plus utilisées. Une démarche écocitoyenne conduit, néanmoins, à privilégier des matériaux à faible impact environnemental et si possible régionaux. Dans cette optique, une structure maçonnée (en béton coulé ou banché) est plus écologique que son équivalent en acier galvanisé ou en polyester armé de fibre de verre... De même une géomembrane est plus écologique qu'un « liner » en PVC.

La technique par éléments coffrants sur radier de béton autorise les formes les plus variées. Un géotextile est interposé entre la maçonnerie et la membrane d’étanchéité (ou le « liner »). Son rôle : absorber les éventuelles aspérités du fond et des parois, tout en offrant une souplesse de contact agréable pour les baigneurs. © Patrick Lemaire Paysage