Avoir une cheminée chez soi est toujours agréable, mais il faut aussi penser à adopter les bons gestes pour réduire sa consommation énergétique et contribuer à la réduction des émissions de particules fines dans l'air en adoptant notamment un appareil labellisé Flamme verte. © rh2010, Adobe Stock
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Chauffage au bois : comment réduire les émissions de particules fines ?

ActualitéClassé sous :chauffage , Environnement , particules fines

Futura avec l'agence ETX Daily Up

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[EN VIDÉO] Interview 5/5 : quels sont les effets de la pollution sur l'environnement ?  La pollution émise par les métropoles et les industries est une menace pour l’Homme. Mais quels sont ses réels effets sur l’environnement et sur la faune ? Nous avons interviewé Philippe Hubert, directeur des risques chroniques de l’Ineris, afin qu’il nous parle des effets de la pollution sur l’environnement. 

La combustion du bois de chauffage n'est pas sans conséquence pour l'environnement en raison de l'émission de particules fines dans l'atmosphère. Un plan d'action vient d'être présenté par la ministre de la Transition écologique. Voyons quels gestes adopter pour réduire cette pollution.

Réduire de moitié la pollution générée par le chauffage domestique au bois, c'est l'ambition d'un plan d'action présenté mercredi par la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. Utilisation et âge de l'appareil,  qualité des combustibles... voici quelques astuces pour réduire sa consommation énergétique quand on se chauffe au bois. Moins énergivore et coûteux que le gaz ou l'électricité, le chauffage au bois domestique représente un enjeu crucial en matière de consommation d'énergie renouvelable. D'après l'Agence de la transition écologique (Ademe), près de 8 millions de foyers français se chauffent déjà au bois fin 2020. 

Mais cette pratique a tout de même un coût environnemental, en raison de l'émission des particules fines dans l'atmosphère générée par la combustion des bûches. « Le chauffage au bois domestique était responsable de 43 % des émissions nationales en PM 2,5, ainsi que plus de la moitié des très fines émissions en PM 1,0 », indique le ministère de l'Écologie.

Un conduit d'évacuation de cheminée encombré de poussière va surconsommer pour continuer à fonctionner. Pour éviter cet encrassement, l'astuce consiste à allumer le feu par le haut. © Delpixart

Les astuces pour réduire les émissions de particules fines

Faut-il pour autant renoncer aux poêles, inserts et autres types de cheminées ? Pas nécessairement. Il existe en effet plusieurs astuces pour réchauffer son habitat au bois, tout en réduisant les émissions de particules fines. 

  • Opter pour des modèles récents

Les poêles à bois individuels et les cheminées ouvertes, que l'on associe souvent à l'image réconfortante des maisons de campagne, correspondent à des modèles anciens dotés d'une température de combustion trop faible. En plus de leur performance limitée, ces appareils dégagent de fortes émissions de particules fines. C'est pourquoi il est conseillé de se procurer des dispositifs plus récents (fabriqué après 2000), équipés d'arrivée d'air extérieure et dotés d'une bonne autonomie. Le label « Flamme verte » représente un bon point de repère pour choisir l'appareil, avec un nombre d'étoiles attribué en fonction du rendement et des émissions polluantes de l'équipement. 

Renouveler les appareils de chauffage fait partie des mesures indiquées par le gouvernement : le plan d'action prévoit notamment d'indiquer la vétusté d'un appareil de chauffage au bois dans le nouveau diagnostic de performance énergétique.

  • Limiter l'encrassement de la cheminée

À l'image d'un moteur de voiture encrassé, un conduit d'évacuation de cheminée encombré de poussière va surconsommer pour continuer à fonctionner, ce qui va du même coup augmenter les émissions de particules fines. Pour éviter cet encrassement, l'astuce consiste à allumer le feu par le haut.

Le petit bois disposé au-dessus des bûches va en effet faire plus efficacement monter la chaleur dans le foyer et rendre le dispositif de chauffage plus performant. « L'allumage par le bas émet jusqu'à 6 fois plus de particules que l'allumage par le haut », indique d'ailleurs l'Ademe.

  • Privilégier les combustibles à faible taux d'humidité 

Le choix du bois joue également un rôle important dans le niveau de pollution associé à sa combustion. L'un des principaux d'éléments à surveiller concerne son taux d'humidité : plus le bois est sec, plus sa combustion sera rapide et le niveau de particules fines relâchées dans l'air sera moins important.

Pour vous y retrouver, vous pouvez vous référer aux labels « NF bois de chauffage » et « Flamme verte ». Dans son plan d'action, le gouvernement précise sa volonté de développer un label pour attester de la qualité du combustible, avec des critères relatifs à son origine (forêts gérées durablement), ainsi qu'à son taux d'humidité.

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