Les data centers sont un gouffre énergétique. Voici comment réduire leurs émissions d'un tiers

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Les datacenters consomment 1 % de l'électricité mondiale, et contribuent à 0,3 % des émissions de CO2 dans le monde. Avec l'explosion de la quantité de données générée dans le monde et du cloud, les data centers pourraient engloutir jusqu'à 3 % de l'électricité mondiale d'ici 2030. Il existe pourtant un moyen simple de réduire l'empreinte carbone de ces équipements, met en avant une équipe de chercheurs de l'université technique de Berlin : il suffit de programmer les calculs les plus intensifs en énergie au moment où la production d'énergies renouvelables est la plus disponible, ou parfois même en excès. Entre 40 et 60 % des tâches sont ainsi dites « récurrentes », c'est-à-dire qu'elles sont répétées tous les jours et peuvent être programmées indifféremment à n'importe quelle heure ou jour de la semaine.

Les chercheurs ont simulé pour quatre pays (France, Allemagne, Grande-Bretagne et Californie) les effets d'une telle planification en fonction du mix énergétique de chaque région. En France par exemple, l'intensité est 22 % inférieure le week-end par rapport à la semaine. En Allemagne, les meilleurs créneaux horaires se situent à 7 heures du matin et à 6 heures le soir. En confiant la programmation des calculs à une intelligence artificielle, il serait ainsi possible d'économiser entre 24,2 et 36,6 % d'émissions en France, Allemagne et Grande Bretagne et jusqu'à 131,2 % en Californie, selon les estimations des chercheurs publiées sur le site arXiv.

De manière globale, il faut tout de même souligner les énormes efforts réalisés par les opérateurs de data-centers en terme d'efficacité énergétique. Malgré une hausse de 60 % de la demande, leur consommation électrique devrait rester stable d'ici 2022, souligne l’Agence internationale de l’énergie.

Les data centers consomment 1 % de l’électricité mondiale. © Funtap, Adobe Stock