Ici, une vue d’artiste sur Kepler-62f, une planète de la taille d’une super-Terre, située dans la zone habitable de son étoile, à environ 1.200 années-lumière de nous. Selon les modèles des chercheurs de l’université de Cornell (États-Unis), elle pourrait être à l’image de ce qu’était notre planète dans sa période prébiotique, il y a quelque 4 milliards d’années. © NASA/Ames/JPL-Caltech
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Débusquer des exoterres grâce à ces modèles de l'histoire de notre Planète

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Des astronomes viennent de publier cinq modèles de périodes clés de l'évolution de notre Terre. Comme des instantanés de la chimie de notre atmosphère. Ils serviront à la nouvelle génération de télescopes, de modèles spectraux dans la chasse aux exoplanètes semblables à la Terre.

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La première exoplanète a été découverte dans les années 1990. Depuis, les astronomes en ont identifié plus de 4.000 rien que dans notre Voie lactée. Et aujourd'hui, des chercheurs de l'université de Cornell (États-Unis) proposent de s'appuyer sur des modèles - et sur la prochaine génération d'instruments - pour chasser plus précisément les exoplanètes semblables à notre Terre.

« Nous avons modélisé l'atmosphère telle qu'elle se présentait à cinq époques du passé de notre Planète - d'une jeune Terre prébiotique à notre monde moderne - pour nous permettre de caractériser les exo-Terres potentielles », explique Lisa Kaltenegger, astronome, dans un communiqué de l’université de Cornell. Des modèles, qui, espèrent les chercheurs, permettront aussi de définir à quel moment de l'évolution de notre Planète un observateur distant aurait pu identifier la vie sur « ce petit point bleu pâle, perdu dans l'univers ».

Les chercheurs de l’université de Cornell (États-Unis) se sont arrêtés sur un modèle de Terre prébiotique riche en CO2 datant d’il y a 3,9 milliards d’années, sur un modèle de Terre anoxique – comprenez, sans oxygène – datant d’il y a 3,5 milliards d’années et sur trois modèles marquant la montée de l’oxygène dans notre atmosphère, de 0,2 % aux 21 % actuels. © Anton Balazh, Adobe Stock

Des télescopes nouvelle génération très attendus

La nouvelle génération de télescopes qui se prépare à entrer en service - le télescope spatial James-Webb de la Nasa, par exemple, dont le lancement est prévu en mars 2021, ou le très grand télescope à Antofagasta (Chili), dont la première lumière est annoncée pour 2025 -, devrait permettre aux astronomes de mettre complètement à profit ce travail de modélisation.

Ces instruments permettront en effet d'accéder à la signature spectrale des atmosphères des exoplanètes lorsqu'elles transitent devant leur étoile hôte. « En utilisant l'histoire géologique de la Terre comme clé, nous pourrons plus facilement repérer les signes chimiques de la vie sur les exoplanètes éloignées », conclut Lisa Kaltenegger.

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