Le lanceur Vega, ici installé sur son pas de tir du Centre spatial guyanais, doit mettre en orbite Sentinel 2A. Ce premier satellite de la famille Sentinel 2 participera au programme européen Copernicus. © Esa, M. Pedoussaut

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Le satellite Sentinel 2A du programme Copernicus sera lancé cette nuit

ActualitéClassé sous :Copernicus , Sentinel 2A , Airbus Defence and Space

Le déploiement de Copernicus, grand programme d'observation de la Terre, se poursuit avec, cette nuit, le lancement du satellite Sentinel 2A par une fusée Vega, laquelle réalisera sa cinquième mission. Objectif : obtenir des vues inédites des surfaces émergées et, à terme, renforcer la sécurité alimentaire des populations humaines.

Time-lapse : le satellite Sentinel-2A installé au sein du lanceur Vega  Le satellite Sentinel-2A a été mis en orbite le 23 juin 2015 afin d’observer notre planète. Découvrez en vidéo la phase finale d’intégration du satellite au sein du lanceur Vega au cours de cet hypnotisant time-lapse. 

Pour son cinquième lancement de l'année, Arianespace utilisera un lanceur Vega pour mettra en orbite le premier satellite de la famille Sentinel 2. Celui-ci fera partie du programme européen d'observation de la Terre Copernicus. Cette famille de satellites est réalisée par Airbus Defence and Space pour le compte de l'Agence spatiale européenne qui a également en charge la maîtrise d'œuvre de quatre autres familles de Sentinel (les 4, 5P, 5 et 6). Le décollage du lanceur est prévu dans la nuit de lundi à mardi, à 3 h 51 mn 58 s en heure française métropolitaine.

Pour cette mission, Vega doit amener Sentinel 2A sur une orbite héliosynchrone à une altitude d'environ 786 km. La performance demandée au lanceur est de 1.210 kg, sachant que la masse du satellite à séparer sur l'orbite visée est de 1.130 kg. La séparation de Sentinel 2A interviendra 54 minutes et 43 secondes après le décollage. La mission du lanceur ne n'arrêtera pas là. 49 minutes plus tard, un troisième allumage de l'étage supérieur Avum sera réalisé pendant 29 secondes afin de désorbiter celui-ci. Le but : limiter le nombre de débris orbitaux.

Comme nous l'avions précédemment expliqué, Sentinel 2A posera un nouveau regard sur la Terre. Sa caméra multispectrale à haute résolution permettra en effet de distinguer treize bandes spectrales. Il utilisera même de nouvelles bandes de fréquence dans le proche infrarouge. Avec une largeur de fauchée de 290 kilomètres et une répétitivité élevée, Sentinel 2A remplira une mission inédite.

Le satellite Sentinel 2A a subi une série de tests au centre d’essais d’IABG pour vérifier son bon fonctionnement en orbite. © Rémy Decourt

Surveiller les terres émergées

De par ses objectifs de surveillance des terres émergées et son observation des phénomènes liés à l'activité humaine, Sentinel 2A aura un grand impact auprès de la communauté scientifique et du grand public. En effet, ce satellite fournira notamment des informations agricoles utiles à la gestion des ressources locales comme planétaire. L'objectif est ainsi de pouvoir calculer, au moment des récoltes, les productions à venir de chaque pays. Le satellite permettra également de déterminer l'état de la couverture terrestre et son évolution ou encore de surveiller les forêts mondiales ainsi que la pollution des lacs et des eaux côtières.

Les premières images acquises par Sentinel 2A devraient arriver rapidement. Après une période de plusieurs mois nécessaire à la calibration des instruments, Sentinel 2A entrera en service opérationnel pour une période d'au moins 7 ans (12 ans sont visés). En juin 2016, il sera rejoint en orbite par Sentinel 2B, un satellite construit à l'identique. À 180° l'un de l'autre, les deux satellites couvriront ensemble, tous les cinq jours, la totalité des terres émergées et des grandes îles ainsi que des eaux intérieures et côtières, entre les latitudes 56°S et 84°N.

Le sixième lancement d'un Vega -- le troisième de l'année 2015 -- est prévu en octobre avec le tir du satellite Lisa Pathfinder. Ce dernier a pour but de tester les technologies sophistiquées de mesure des ondes gravitationnelles basse fréquence qui seront utilisées dans le cadre d'eLisa. Cette future mission a pour but de détecter les ondes gravitationnelles produites non pas lors du Big Bang mais aujourd'hui.

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