Des aurores boréales, il ne s’en produit pas que sur Terre. Les astronomes en ont déjà surpris sur d’autres planètes du Système solaire. Mais cette fois, c’est autour d’une comète qu’ils rapportent l’observation. Des aurores boréales ultraviolettes autour de la comète Tchouri révélées par des données collectées par la mission Rosetta.

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Le spectacle des aurores boréales est merveilleux. Et les scientifiques savent bien ce qui se cache derrière cette magie. Des particules électriquement chargées en provenance du SoleilSoleil qui interagissent avec le champ magnétiquechamp magnétique de la TerreTerre. Lorsqu'elles rencontrent les atomesatomes et les moléculesmolécules qui évoluent dans notre haute atmosphèreatmosphère, elles y allument des reflets verts, blancs ou rouges.

Sur JupiterJupiter -- et certaines de ses luneslunes --, sur SaturneSaturne, sur UranusUranus, sur NeptuneNeptune et aussi sur Mars, on peut aussi admirer ce type de féérie. Mais cette fois, c'est sur une comètecomète que les astronomes de la Nasa ont observé le développement d'aurores boréalesaurores boréales. Des lueurs qui brillent dans le domaine de l'ultravioletultraviolet lointain sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, plus connue sous le petit nom de Tchouri.

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C'est la mission Rosetta -- en orbiteorbite autour de la comète entre août 2014 et septembre 2016 -- qui a immortalisé l'instant. Mais les astronomesastronomes avaient d'abord cru à de simples effets de la lumièrelumière issue du Soleil interagissant avec l'enveloppe gazeuse de Tchouri, sa coma. Comme c'est le cas des lueurs nocturnesnocturnes parfois observées sur Terre. Mais de nouvelles analyses ont réorienté les chercheurs vers une autre piste.

Une animation créée à partir de 24 montages basés sur des images acquises par la mission Rosetta de l’Agence spatiale européenne (ESA) entre le 19 novembre et le 3 décembre 2014. © ESA, Rosetta, NAVCAM
Une animation créée à partir de 24 montages basés sur des images acquises par la mission Rosetta de l’Agence spatiale européenne (ESA) entre le 19 novembre et le 3 décembre 2014. © ESA, Rosetta, NAVCAM

Affiner les prévisions de la météo spatiale

Une lueur unique en son genre

« La lueur qui entoure la comète Tchouri est unique en son genre, remarque Marina Galand, chercheur à l'Imperial College de Londres (Royaume-Uni) dans un communiqué de la Nasa. En croisant les données de plusieurs instruments de RosettaRosetta, nous avons pu obtenir une meilleure image de ce qui se passait ». De quoi identifier sans ambiguïté comment se forment ces émissionsémissions ultraviolettes.

Et confirmer ainsi qu'elles résultent de la combinaison de phénomènes observés sur Terre, sur Mars ou sur les lunes de Jupiter et sont en fait de nature aurorale. À l'approche de Tchouri, le flux de particules électriquement chargées issu du Soleil accélère. Il interagit avec le gazgaz entourant sa comacoma. L'opération brise l'eau et d'autres molécules dans un processus qui génère beaucoup d'énergieénergie. Ce sont les atomes résultants qui émettent dans l'ultraviolet lointain, des longueurs d'ondelongueurs d'onde qui restent invisibles à l'œilœil nu.

L'exploration de l'émission de 67P/Churyumov-Gerasimenko permettra aux scientifiques d'apprendre comment les particules du vent solairevent solaire évoluent. Un point crucial pour comprendre la météo spatiale dans l'ensemble du système solairesystème solaire. En fournissant de meilleures informations sur la façon dont le rayonnement solairerayonnement solaire affecte l'environnement spatial dans lequel ils doivent voyager, ces informations pourraient à terme aider à protéger les satellites et les engins spatiaux, ainsi que les astronautesastronautes qui se rendront sur la Lune et sur Mars.