Pour financer sous forme de troc sa contribution à l’utilisation de l’ISS au-delà de 2017, l’Esa propose un module du futur véhicule d’exploration spatiale que développe la Nasa. Le Cnes a une autre idée : un engin automatique, également dérivé de l’ATV, aux fonctions multiples, par exemple capable de récupérer un objet en orbite.
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Le barter element est un système de troc mis en place par les partenaires de la Station spatiale internationale : chacun finance sa part de l'utilisation de l'ISS par la fourniture d'un service du même montant que sa contribution. Aujourd'hui, les trois missions restantes de l'ATVATV sont la contrepartie du loyer dont l'Agence spatiale européenneAgence spatiale européenne (Esa) doit s'acquitter auprès de la NasaNasa jusqu'en 2017. Au-delà de cette date, l'Esa devra fournir à la Nasa un service équivalent à 450 millions de dollars, coût estimé de la contribution de l'Esa pour la période 2017-2020. C'est ce troc que sont actuellement en train de négocier les agences spatiales des États-Unis et de l'Europe.

Actuellement, l'Esa propose la fourniture du module de service-propulsion du futur véhicule d'exploration spatiale de la Nasa (MPCV, ex Orion). Mais, côté français, le Cnes explique que cette proposition, aussi séduisante soit-elle, est une impasse technologique pour l'Europe car ce futur module de service du MPCV sera seulement utilisé pour les premières missions en orbiteorbite autour de la TerreTerre et non pas pour l'exploration lointaine (vers Mars ou les astéroïdesastéroïdes). Autrement dit, il s'agira d'un effort de duréedurée limitée qui offre peu de place à l'innovation et guère de visibilité sur l'avenir de la participation de l'Esa au programme d'exploration de la Nasa.

Chaque utilisateur de l'ISS participe au maintien de son exploitation en fournissant des services en nature. L'Esa doit proposer ses prochains services pour sa contribution d'après 2017.  © Nasa

Chaque utilisateur de l'ISS participe au maintien de son exploitation en fournissant des services en nature. L'Esa doit proposer ses prochains services pour sa contribution d'après 2017.  © Nasa

Capturer des objets non coopératifs

En lieu et place de ce module, le Cnes, qui souhaite également capitaliser sur le programme ATV, propose un autre type de barter element. Il s'agit d'un système automatique de navigation, d'approche et de capture d'engins non coopératifs, dont les applicationsapplications seraient multiples. On pense par exemple à la récupération d'une capsule de retour d'échantillons martiensretour d'échantillons martiens, ce qui éviterait la délicate rentrée atmosphérique. On se souvient du retour réussi, mais difficile, de la sonde Stardust, et du crash de Genesis. Autre possibilité : l'assemblage ou la séparationséparation de modules orbitaux.  

Enfin, cet engin pourrait être utilisé pour désorbiter la Station lorsqu'il sera temps de l'envoyer à la casse. Initialement, un ATV devait se charger de cette tâche qui consistera à l'envoyer se détruire dans l'atmosphèreatmosphère terrestre, les éléments restants plongeant dans une zone inhabitée et sans route commerciale de l'océan Pacifique.