Santé

La mort neuronale, un mécanismes naturel ou pathologique

Dossier - Du vieillissement cérébral à la maladie d’Alzheimer, décryptage scientifique
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La principale cause de démence à travers le monde est la maladie d’Alzheimer. Selon les estimations, le nombre de cas devrait tripler d’ici 2050. Pour mieux comprendre les mécanismes de cette maladie, il faut plonger dans une analyse scientifique approfondie du vieillissement cérébral.

  
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La mort neuronale est un phénomène naturel. Or, la maladie d'Alzheimer provoque des mécanismes pathologiques de mort neuronale. 

La mort neuronale. © Jose Luis Calvo - Shutterstock

Par Julien Puyal, Vanessa Ginet, Vincent Castagné et Peter G. H. Clarke.

Lors du développement du système nerveux, la mort neuronale est un phénomène naturel, servant à accorder le nombre de neurones dans une population à la taille de leur cible, ou à éliminer des erreurs de connexions entre neurones. Mais les mécanismes de mort neuronale qui jouent un rôle utile lors du développement peuvent être enclenchés dans des situations anormales comme lors de maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer, menant alors à une mort neuronale pathologique.

Dans le cas de la maladie d’Alzheimer, un ou plusieurs types de mort cellulaire peuvent être à l’œuvre. © DR

Dans ce cas, la mort neuronale est un phénomène actif, impliquant des voies de signalisation nombreuses et complexes. Le phénomène débute par une phase d'induction réversible, suivie d'une phase irréversible d'exécution. La phase d'exécution se caractérise généralement par un (ou parfois une combinaison) des trois types principaux de mort cellulaire : l'apoptose (type 1), la mort cellulaire autophagique (type 2) ou la mort nécrotique/cytoplasmique (type 3). Une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans la mort neuronale devrait à l'avenir permettre de développer des thérapies neuroprotectrices plus adaptées aux différentes situations pathologiques.