L'OMS s'interroge sur la contagion du virus chinois avant les symptômes. © Jikaboom, IStock.com

Santé

Coronavirus : la contagion avant les symptômes interroge l’OMS

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L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) n'a toujours pas tranché et s'active pour comprendre le mode de transmission du virus chinois. Les personnes infectées par ce coronavirus sont-elles oui ou non contagieuses avant que les premiers symptômes n'apparaissent ? Les autorités chinoises, quant à elles, l'ont affirmé.

La question de savoir si les personnes infectées par le coronavirus apparu en Chine sont ou non contagieuses avant que de premiers symptômes n'apparaissent reste posée, a indiqué lundi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le virus, à l'origine d'une épidémie de pneumonie, a déjà fait 82 morts et infecté quelque 2.740 personnes en Chine, ainsi que quelques dizaines d'individus dans d'autres pays, dont la France ou les États-Unis.

Une période d'incubation encore incertaine

Dans un rapport récent sur ce nouveau virus, baptisé 2019nCoV, l'agence des Nations Unies estime à une durée de deux à dix jours sa période d'incubation. « Comprendre le moment où des patients infectés sont susceptibles de transmettre le virus est essentiel pour mieux le contrôler », estime l'OMS. Mais l'organisation n'a pas encore confirmé certaines affirmations émanant des autorités chinoises selon lesquelles des personnes infectées peuvent contaminer d'autres individus avant même que n'apparaissent les premiers symptômes de fièvre ou d'affection pulmonaire.

« Une information épidémiologique détaillée concernant beaucoup plus de personnes infectées par ce virus est nécessaire pour déterminer la période d'infection du 2019nCoV, et en particulier la question de savoir si sa transmission peut avoir lieu depuis des personnes ne montrant aucun symptôme ou pendant la période d'incubation » du virus, a précisé l'OMS.

Des particules libres du virus 2019-nCoV photographié en microscopie électronique en coloration négative. B. Les particules virales dans les cellules de l’épithélium respiratoire des patients infectés sont désignés par des flèches. © Zhu, et al. NEJM, Janvier 2020

« Menace élevée » à l'international 

Ces derniers jours, l'OMS avait écrit dans ses rapports de situation que le risque était « très élevé en Chine, élevé au niveau régional et modéré au niveau international », mais le directeur de l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait ensuite reconnu jeudi que le risque était « élevé » à l'international. L'Organisation avait alors corrigé ses rapports de situation en conséquence.

Le nouveau virus chinois préoccupe les autorités sanitaires car il rappelle un virus précédent, le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère), également apparu en Chine et transmis par des animaux, qui avait provoqué des centaines de morts en Chine et à Hong Kong entre 2002 et 2003.

Le nouveau virus est apparu sur un marché de Wuhan en Chine où des animaux l'ont transmis aux Hommes, mais il s'est depuis propagé d'être humain à être humain sans que son mode exact de diffusion soit clairement identifié.

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