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STOP aux massacres d'animaux pour alimenter le commerce de la fourrure !

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A travers le monde, mais aussi en France, des millions d'animaux sont encore massacrés chaque année pour alimenter le commerce de la fourrure. Peut-on concevoir un instant qu'au 21ème siècle, ce massacre organisé soit encore perpétré pour satisfaire aux exigences d'un effet de mode ?

Grâce à ses enquêtes, à ses investigations sur le terrain et à son appartenance à la Fur Free Alliance, réseau international d'action et d'information regroupant 35 associations phares de la protection animale, la Fondation 30 Millions d'Amis est aujourd'hui en mesure d'établir un constat alarmant sur ce que représentent, en quantité et en souffrances, le commerce et la production de fourrures à travers le monde. Le combat de la Fondation a pris aujourd'hui une nouvelle dimension avec l'odieux commerce de fourrures de chiens et de chats qu'elle a mis à jour en 1998 en association avec HSUS, la plus importante organisation de protection américaine.

7 ans de lutte acharnée contre l'utilisation de fourrures de chiens et de chats !

-- 1998 Un trafic organisé à l'échelon mondial mis à jour par la Fondation 30 Millions d'Amis

En 1998, la Fondation 30 Millions d'Amis, en collaboration avec l'association américaine HSUS, révèle l'existence d'un commerce, à l'échelon mondial, de fourrures de chiens et de chats élevés en Asie et tués dans des conditions atroces. Les peaux sont ensuite revendues en Europe et dans le monde sous des appellations trompeuses (« Loup d'Asie », « gaewolf » « Chat sauvage »...). Une odieuse supercherie pour duper les consciences... en totale impunité !

En effet, s'agissant des animaux de compagnie, dans l'état actuel de la législation communautaire, la France et les Etats membres de l'Union ne peuvent pas s'opposer à l'importation et à la vente de fourrures prélevées sur des carnivores domestiques mis à mort avec la plus grande cruauté. Cet état de fait indigne la majorité de nos concitoyens, sachant que plus d'un français sur deux (54% selon un récent sondage de la Fondation) possède aujourd'hui au moins un chien ou un chat.

-- 2001 Des ramifications françaises de ce scandaleux trafic dénoncées par la Fondation

En 2001, un nouveau degré dans l'horreur est franchi. Diffusé sur TF1 le 27 mai 2001 à une heure de grande audience, une nouvelle enquête menée par la Fondation démontre qu'il est non seulement possible de se procurer en France, de la fourrure de chiens ou de chats, mais aussi qu'une production francofrançaise infiltre ce commerce « légal ». Une caméra cachée a pu montrer des images de peaux de chats et de chiens entassés dans une tannerie en France. Près de chez nous aussi, des milliers de chiens sont enlevés et dépecés pour que leurs fourrures soient commercialisées. Pour mémoire, 60 000 chiens et 30 000 chats disparaissent mystérieusement chaque année.

Comment différencier une peau de chat d'une peau de lapin ? L'exercice est difficile à l'œil nu, surtout face à des commerçants ou des professionnels peu scrupuleux. L'équipe de 30 Millions d'Amis a adopté une méthode qui ne souffre aucune contestation : faire réaliser des tests ADN par un laboratoire audessus de tout soupçon, l'École Nationale Vétérinaire de Toulouse. Ces tests ont permis de prouver que des manteaux, des objets ou des vestes vendus sous d'autres appellations étaient en réalité confectionnés avec de la fourrure de chats et de chiens.

-- 2004 Le commerce se poursuit en toute impunité !

Le 18 décembre 2005, Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d'Amis, écrit au Président de la Commission européenne M. José Manuel BARROSO pour demander le vote et l'application immédiate d'un règlement européen. Cet odieux commerce continue et de très nombreux articles contenant de la fourrure de chien ou de chat sont toujours proposés aux consommateurs de l'Union Européenne.

Car si deux autres pays, l'Italie et la Belgique, ont également pris les mesures qui s'imposent, le principe, au sein de l'UE, reste la libre circulation des marchandises et la porosité des frontières empêche donc un Etat membre isolé d'enrayer ce commerce. Il sera donc toujours possible d'introduire dans notre pays des peaux de chiens et de chats via un autre pays membre de l'Union qui n'aura pris aucune mesure sur la question. D'où l'importance primordiale d'un texte européen condamnant sans réserve ce commerce, d'autant que d'autres pays, et non des moindres, se sont inquiétés de ce problème et ont pris les mesures qui s'imposent. C'est ainsi que les Etats-Unis ont adopté le 14 novembre 2000 une loi interdisant l'importation et la vente de tous produits composés de carnivores domestiques sur le sol américain. Il est à craindre que cette fermeture brutale des Etats Unis à ce type de produits ne déplace l'offre asiatique, la concentrant vers l'Europe, dans les conditions d'informations du consommateur précédemment décrites.

UN ÉTIQUETAGE CLAIR !

Parallèlement, la Fondation 30 Millions d'Amis, fait pression pour obtenir un règlement de l'Union Européenne imposant une obligation d'étiquetage clair des produits confectionnés à partir des fourrures animales. C'est ainsi que l'envoi aux ambassades de Chine, de Thaïlande et des Philippines d'une cassette vidéo comportant le reportage très documenté de l'émission 30 Millions d'Amis, tourné en caméra cachée dans une usine de peaux de chiens et chats aux Philippines, a eu pour premier effet la fermeture de cet établissement et la condamnation de son propriétaire.

-- 2005 L'urgence : obtenir une réglementation européenne

Dès le mois de janvier, la Fondation 30 Millions lancera une grande pétition auprès de ses donateurs et du grand public français pour obtenir le vote d'un règlement européen interdisant la production et la commercialisation de produits contenant de la fourrure de chiens et de chats.

- Les animaux sauvages ou d'élevage utilisés par l'industrie de la fourrure

40 millions d'animaux massacrés chaque année

Voilà une dizaine d'années, la mobilisation de l'opinion publique avait débouché sur une diminution de l'utilisation de la fourrure dans le monde de la mode et l'interdiction de certaines fourrures d'animaux sauvages désormais protégés par la Convention de Washington. Malheureusement, les victoires ne sont jamais acquises... Environ 40 millions d'animaux sont encore massacrés chaque année pour leur fourrure, sachant que l'Europe est responsable à elle seule de 70% de la production d'élevage dans le monde. La production annuelle totale représente environ 4,3 millions de peaux de renards et 29,5 millions de peaux de visons. Le chiffre d'affaires 2003 de la fourrure en France est de 350 millions d'Euro, il a doublé en cinq ans.

La fourrure, une industrie en plein boom

Face à ces chiffres dramatiques, force est de constater une croissance nouvelle de l'industrie de la fourrure qui, soutenue par le matraquage marketing, ose affirmer sans honte que "fur is back !" (la fourrure est de retour).

Une nécessité : informer les consommateurs !

Lorsque nous constatons que la fabrication d'un manteau nécessite 60 à 80 visons, 15 à 20 renards, 27 à 30 ratons laveurs, 10 à 15 loups ou 12 à 15 lynxs, nous sommes révoltés qu'un tel acte puisse être motivé uniquement par la vanité. Le problème doit donc être traité en amont pour enrayer tout regain d'intérêt de la mode.

Des pratiques d'un autre âge

-- L'élévage : selon une étude de l'Union européenne ("The welfare of animal kept for fur production") réalisée en 2001 par le Comite scientifique de la santé et du bien être des animaux (CSSBA), un examen exhaustif des données scientifiques disponibles sur les conditions d'élevage des "animaux à fourrure" démontre que la cage type qui leur est destinée ne correspond nullement à leurs besoins fondamentaux. Il suffit de voir les renards et les visons s'auto mutiler et tourner en rond dans leur cage de 0,6 mètre carré pour prendre conscience des conditions de vie inacceptables de ces animaux. Mais ce sont également les conditions d'hygiène et le traitement des animaux dans ces fermes d'élevage qui sont sources d'indignation !

-- La pose de pièges : chaque année, des pièges mutilent et tuent lentement des millions d'animaux à travers le monde. Les visons, renards et autres ratons laveurs, victimes des collets ou des pièges à mâchoires, subissent les pires souffrances : leur chair peut être arrachée, les tendons et ligaments peuvent être coupés et les os brisés. La pose de pièges tue également de nombreux autres animaux, non ciblés, tels que les chiens et les chats domestiques, les lapins, les cervidés, des oiseaux, du bétail et même des espèces en voie de disparition !

Les pays où les pièges sont le plus utilisés sont les Etats-Unis, la Russie et le Canada. La France, à l'instar des autres états membres de l'Union Européenne, soucieuse des questions de souffrance liées au trafic d'animaux sauvages, applique quant à elle le règlement n° 3254/91 du Conseil du 4 novembre 1991. Ce texte bannit d'abord l'utilisation des pièges à mâchoires dans l'Union. Il interdit également l'introduction dans celle-ci de fourrures et produits manufacturés de certaines espèces animales ainsi capturées avec la plus grande cruauté.

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