Santé

Aucun signe d'arrêt dans l'épidémie de pneumonie atypique

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Les premiers symptômes de la pneumonie atypique sont communs avec de nombreuses autres maladies plus bénignes (voir les premiers symptômes). Cependant cette maladie est mortelle dans environ 3 % des cas ce qui représente un taux de mortalité assez élevé pour ce type de virus. Malgré toutes les mesures sanitaires prises dans les différents pays concernés, la maladie n'est toujours pas sous contrôle. Et certains experts de l'OMS pensent même que maintenant la maladie va devenir endémique dans différents pays, et ne disparaîtra donc jamais totalement. Si le virus responsable de la maladie semble avoir été identifié, son mode de transmission demeure toujours énigmatique.

Image en microscopie électronique du nouveau coronavirus causant la pneumonie atypique. Credit :Department of Microbiology, The University of Hong Kong and the Government Virus Unit. China

De nombreux pays ont pris des mesures draconiennes, avec notamment la mise en quarantaine de centaines de personnes, pour tenter d'endiguer la propagation du virus. A Hong Kong, les autorités ont interdit aux personnes ayant été en contact proche avec des malades de quitter le pays. La police a aussi arrêté un certain nombre de personnes n'ayant pas respecté la quarantaine. Au Canada, les dons de sang des personnes ayant visité des pays touchés par la pneumonie atypique ont été suspendus à titre de précaution.

Comment le virus se transmet-il ?

Il a été établit que toutes les victimes ont été en contact proche avec des malades de la pneumonie atypique. Il en a été conclu que le virus se propageait par l'inhalation directe des gouttelettes expulsées par la toux ou en touchant une surface récemment infectée. Il n'est cependant pas exclu que certaines personnes aient survécu à la maladie tout en devenant extrêmement contagieuse. Pour appuyer cette théorie, il semble qu'une jeune femme à Singapour soit liée virtuellement à tous les cas de pneumonie dans le pays (130).
Il a aussi été rapporté que des personnes ont contracté la maladie sans avoir été en contact proche avec un malade. C'est notamment le cas à Hong Kong où un immeuble avec 200 personnes a été mis en quarantaine suite à la propagation rapide de la pneumonie dans l'immeuble. Des nouveaux résultats indiquent que la présence du virus a été identifiée notamment dans les sanitaires, suggérant que le virus pourrait se propager par le réseau des égouts. De plus des résultats préliminaires indiquent que le virus peut survivre dans les excréments. Une grande quantité de virus a été mise en évidence dans les crachats, ainsi qu'une plus faible concentration dans le sang qui est uniquement détectable au moment où la maladie est dans sa phase la plus aiguë.

Pourquoi la pneumonie atypique (SRAS) est-elle prise si au sérieux ?

Tous les médias ont largement parlé de l'épidémie en cours. Or nous sommes en droit de nous interroger sur la réelle gravité de la situation. En effet, cette épidémie pourrait sembler moins importante au regard de l'épidémie de Sida, ou même par rapport à la grippe. Alors qu'en est-il ?

Les dernières décennies ont vu l'apparition de nouvelles maladies, mais parmi celles-ci la SARS représente, d'après l'OMS, une menace sérieuse pour la santé mondiale. Si le virus garde la même pathogénicité et la même infectieusité, alors la SARS pourrait devenir la première maladie sérieuse du 21ème siècle ayant la capacité de devenir une épidémie mondiale.
A l'exception du sida, la plupart des nouvelles maladies qui sont apparues durant les deux dernières décennies (ou celles qui sont devenues endémiques dans de nouvelles zones géographiques) ont des caractéristiques qui limitent leur capacité à causer un problème de santé au niveau mondial.

  • De nombreux nouveaux virus comme le virus Nipah, le virus Hendra, le virus Haanta, ou encore le virus de la grippe aviaire (voir notre article), n'ont pas réussi à établir une transmission efficace directement d'Homme à Homme.
  • D'autres pathogènes tels que  Escherichia coli O157:H7, et la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, ont un mode de transmission dépendant de la nourriture, ce qui limite leur dispersion.
  • Les maladies comme la fièvre du Nil ou la fièvre de la vallée du rift, qui se sont récemment propagées à de nouvelles régions, nécessitent un vecteur (comme le moustique) pour leur propagation. De plus ces maladies sont associées à un faible taux de mortalité et touchent souvent les populations à risques telles que les personnes âgées ou les personnes immunodéprimées.
  • Enfin d'autres pathogènes comme la bactérie Neisseria meningitidis W135, et les virus
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