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Dossier - Modes de consommation et de production durables
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Le développement durable ne se produira pas tout seul. Nous devons mettre fin aux pratiques nocives du passé ainsi qu'a l'impasse politique qui régit un trop grand nombre de questions environnementales. Les pays plus industrialisés devraient réexaminer leurs modes de consommation et de production.

  
DossiersModes de consommation et de production durables
 
  • L'humanité en 'progrès' consomme toujours plus
Ces 10 dernières années, la consommation mondiale à augmentée annuellement de 2,9 % (évolution du PIB mondial) : cette augmentation de consommation concerne principalement la consommation alimentaire et énergétique, mais aussi les services telles que les transports (de biens, personnes, ) et le logement. La croissance la plus marquante est celle des trafics routier et aérien : la flotte de véhicule à moteur a été multiplié par 2,6 entre 1970 et 1995, alors que le traffic aérien était multiplié par 6. Les pays de l'OCDE comptent 81 % de la flotte automobile et 87 % de la flotte aérienne de la planète en 1995.
  • La consommation n'est pas répartie équitablement entre habitants de la planète

20 % d'êtres humains vivant dans les pays riches se partagent 86 % de la consommation totale, contre une part infime (1,3 %) pour les 20 % d'êtres humains vivant dans les pays les plus pauvres (Rapport mondial sur le développement humain). Les pays riches sont ainsi responsables de 85 % de la consommation mondiale d'aluminium et de produits chimiques synthétiques ; de 80 % du papier, du fer et de l'acier ; de 80 % de l'énergie commerciale ; de 75 % du bois d' oeuvre ; de 65 % de la viande, des engrais et du ciment ; de 50 % du poisson et des céréales du monde entier ; et de 40 % de son eau douce. Les pays développés génèrent également la plupart des déchets chimiques dangereux : 96 % des déchets radioactifs et 90 % des chlorofluorocarbones (CFC) qui diminuent la couche d'ozone.

La consommation d'énergie par habitant des pays de l'OCDE est en moyenne 10 fois supérieur à celle des régions en développement, et presque 4 fois plus que la moyenne mondiale. La consommation annuelle d'essence par les automobiles rapportée au nombre d'habitants, reflète également cette disparité entre riches et pauvres : elle est de 31 litres en Afrique subsaharienne, de 50 litres en Asie, pour atteindre 427 litres en Europe occidentale et 1637 litres en Amérique du Nord.

La malnutrition persiste au Sud et les surplus alimentaires apparaissent au Nord . Malgré la surexploitation des ressources environnementales à l'origine de notre alimentation, près de 800 millions de personnes restent sous-alimentées au début du IIIème millénaire et la planète compte 75 millions de bouches supplémentaires à nourrir chaque année.

  • Les stocks de ressources naturelles en lien avec l'augmentation de la demande alimentaires et agricole se déprécient
La surexploitation des ressources halieuthiques concerne près de 70 % des réserves mondiales des principales espèces. L'intensification de l'exploitation agricole étaient en 1990 à l'origine de la dégradation de 38 % des 1,5 milliards d'hectares de surface cultivée de la planète (soit 562 millions d'hectares de terre ) et cette dégradation se poursuit depuis 1990 à un rythme annuel de 5 à 6 millions d'hectares. 50 % des zones humides et 90 % des pâturages (PNUD, World Ressources 2000 2001, People and Ecosystems : the fraying web of life) ont ainsi disparu au cours du dernier siècle, ainsi que de vastes surfaces forestières (leur surface passant de 11,4 km2 par hab/ en 1970 à seulement 7,3 km/hab actuellement) (PNUE, Global Environnement Outlook 2000). La consommation mondiale en eau augmente de 2 à 3 % par an, alors que l'utilisation des ressources en eau douce est déjà plus rapide que leur taux de renouvellement.
  • La poursuite des tendances actuelles est inacceptable

Poursuivre l'évolution actuelle de notre consommation signifie que l'écart Nord Sud deviendrait un précipice et qu'un scénario catasphophe se prépare pour notre planète : plus d'un milliard de véhicules sur les routes en 2025, contre 680 millions en 1997 (Fédération routière internationale) ; plus de cuivre dans 9,6 ans, plus de plomb dans 3,4 ans, plus d'aluminium dans 341 ans (provenant des réserves aujourd'hui connues) et 16 millions d'hectares de terres arables seraient perdus tous les ans...