Le Chili est un pays assez exceptionnel, par sa forme longiligne et sa diversité. S'y trouve notamment le désert aride d'Atacama, à plusieurs milliers de mètres d'altitude, clairsemé de volcans gigantesques aujourd'hui éteints pour la plupart. © Rémy Decourt, Futura-Sciences

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Diaporama : le Chili et ses paysages lunaires en 24 images

ActualitéClassé sous :Voyage , Chili , Atacama

Futura-Sciences a pu visiter Alma, ce télescope géant perdu au milieu du désert chilien de l'Atacama. L'occasion de revenir avec le plein d'images grandioses de ce décor lunaire, ou plutôt martien, tant les similitudes avec la Planète rouge sont fortes. À quelques différences près...

Cette semaine, Futura-Sciences voyage. Un de ses journalistes Espace se trouve à plus de 12.000 kilomètres de la France. Au Chili. Plus précisément dans le désert d'Atacama, l'un des plus arides au monde. S'il marque la frontière entre le Chili, la Bolivie et l'Argentine, ce désert est surtout connu pour ses volcans, certains hauts de près de 6.000 m, et sa faune sauvage. C'est également le deuxième site le plus touristique du Chili.

Ce qui surprend le plus, c'est la très forte ressemblance des paysages de ce désert avec ceux de la planète Mars. La même couleur, des affleurements rocheux, des couches stratifiées, des structures érodées par le vent ou façonnées par des eaux en mouvement... C'est Mars sur la Terre, en quelque sorte. Cette analogie n'a pas échappé aux scientifiques, qui utilisent le désert d'Atacama (et d'autres) pour leurs travaux de planétologie comparée et préparer certaines futures missions martiennes. Dernièrement, l'Esa et Astrium ont testé dans ce désert le rover Bridget, pour apprendre à commander un rover martien en milieu inconnu depuis un centre de contrôle.

Au milieu du désert d'Atacama, des antennes de 7 à 12 m de diamètre sont pointées en direction du ciel. C'est le radiotélescope géant Alma, Atacama Large Millimeter Array. © Rémy Decourt, Futura-Sciences

Alma, un télescope géant au milieu du désert

Mais le but de ce voyage était Alma (Atacama Large Millimeter Array), le grand réseau d'antennes en millimétrique et submillimétrique de l'Eso, avec ses 66 antennes. Installé à 5.100 m d'altitude sur le plateau de Chajnantor, lieu idéal pour observer le ciel en millimétrique et submillimétrique, cet observatoire va à coup sûr révolutionner l'astronomie dans ces longueurs d'onde. Bien qu'Alma ne soit pas en lui-même un instrument nouveau (d'autres interféromètres de ce type existent), ce qui fait sa particularité et le rend unique au monde, c'est son nombre d'antennes -- 66 contre 12 pour les plus grands en service -- et surtout des lignes de base qui vont jusqu'à 10, voire 15 km, contre 1 km aujourd'hui.

Au retour de son périple, ce ne sont pas seulement des images que notre journaliste vous rapportera ! Il vous dévoilera notamment le cœur d'Alma, le pari industriel réussi de Thales Alenia Space pour la construction des 25 antennes européennes (les autres sont fournies par les États-Unis et le Japon).

En particulier, il reviendra sur le mécanisme innovant qui gère le mouvement des antennes européennes. Inventé par Thales Alenia Space, ce système de pointage et de tracking rend les antennes européennes plus performantes, d'un facteur dix, que les autres antennes de l'observatoire.

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