Cent ans après la naissance du célèbre volcanologue Haroun Tazieff, le Stromboli reste le pèlerinage obligatoire des passionnés de volcans. En activité permanente depuis au moins 2.000 ans, il permet de faire son « baptême du feu ». Son accès s’est largement démocratisé et l’on peut donc y marcher dans les pas des expéditions mythiques d’Haroun Tazieff et en rapporter des vidéos extraordinaires.
Cela vous intéressera aussi

Il y a un siècle, Haroun TazieffHaroun Tazieff naissait. Grâce à lui, nombreux allaient être ceux à qui il a transmis le virusvirus de la volcanologie. Il y a eu bien sûr Maurice et Katia KrafftKatia Krafft, mais aussi Jacques-Marie BardintzeffJacques-Marie Bardintzeff qui lui a rendu hommage lors des célébrations du centenaire de sa naissance le 11 mai 1914, comme nous le montre la page de son blogblog hébergé par Futura-Sciences.

Haroun Tazieff a contribué de façon significative à l'essor de la volcanologie moderne et à celui de la théorie de la tectonique des plaques comme le rappelle avec force la biographie que Frédéric Lavachery, fils de Haroun Tazieff et président du Centre Haroun Tazieff, a publié cette année aux éditions ArchipelArchipel. Mais pour le grand public, Haroun Tazieff ce sont avant tout les images des éruptions volcaniqueséruptions volcaniques qu'il a filmées et qu'il a rapportées des quatre coins de la planète.


Une équipe de l’ORTF a suivi jusqu’au bout, pour l’émission « Les coulisses de l’exploit », le volcanologue Haroun Tazieff au cours de son expédition sur le volcan Stromboli. Images de Jean Pradinas commentées par Haroun Tazieff lui-même. © ina.fr

Le Stromboli en drone 50 ans après Haroun Tazieff et l’ORTF

Qui n'a pas rêvé de l'accompagner sur les pentes du Stromboli, le volcan le plus actif d'Europe, comme une équipe de l'ORTF l'a fait en 1963 ? De nos jours, il est beaucoup plus facile de s'y rendre qu'à l'époque. Il y a juste besoin d'être en bonne santé, avec une condition physiquephysique normale et de se faire accompagner par un guide au sommet de cet édifice volcanique situé dans les îles éolienneséoliennes, toutes proches de la Sicile. Actuellement en éruption avec des émissions de coulées de lavelave, l'accès n'est plus possible temporairement.


Des extraits en 2D du documentaire-fiction Stromboli 3D. On peut comparer la topographie du sommet du Stromboli à 50 ans d’intervalle avec la vidéo de l’Ina. © muviag, YouTube

Mais les progrès de la technologie, avec la prise d'images par des caméras CCD et le développement des drones volant, permettent à tout un chacun de vivre une expérience qui n'est pas très éloignée de celle que l'on peut vraiment faire sur place comme l'auteur de ces lignes l'a constaté. Les drones, en particulier, permettent d'obtenir des images des bouches éruptiveséruptives du StromboliStromboli avec une qualité et des angles de prises de vues que ne pouvait sans doute pas encore imaginer Haroun Tazieff lorsqu'il a entamé sa carrière de volcanologuevolcanologue.


Des extraits du making-of de Stromboli 3D. © muviag, YouTube

Les volcans et les récifs coralliens à portée de souris

C'est ce que prouvent les deux vidéos ci-dessus concernant Stromboli 3D, un documentaire-fiction de l'équipe suisse Muvi AGAG dont le siège est à Zürich. D'autres sont disponibles sur YouTubeYouTube, aussi bien en 3D qu'en 2D. Elles ont été réalisées avec des hexacoptères S800 et S1000 de DJI. Pour se faire une idée de l'activité éruptive du Stromboli en août 2014, avec ses coulées de lave, on peut aussi visionner la vidéo ci-dessous.


Du 17 au 19 avril 2013, le Stromboli a émis une coulée de lave accompagnée de violentes explosions. Plusieurs points de vue complémentaires dans cette vidéo permettent d’appréhender cette activité au mieux : le belvédère de la sciarra del fuoco à 400 m, côté San Vincenzo, le sommet du Pizzo (avec guide) et enfin la punta dei corvi à Ginostra. © Patrick Marcel, YouTube

Il est fascinant de se rendre compte qu'avec la qualité des appareils de prise de vidéos actuels et celle des écrans, il est devenu possible de vivre les beautés de notre planète presque aussi intensément que si l'on disposait du temps et des moyens nécessaires pour aller sur des volcansvolcans lointains ou plonger sur des récifs coralliensrécifs coralliens comme on peut le faire avec le Catlin Seaview Survey.