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ASIE : WWF un bilan tragique après le passage du tsunami

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Après plus d'une semaine de recherches dans les zones frappées par le séisme où des bureaux WWF sont implantés, deux membres de l'équipe du WWF-Indonésie sont toujours portés disparus. La perte de vies humaines, la destruction des infrastructures sur des milliers de kilomètres de côtes font de cet enchaînement, séisme-raz de marée, la plus grande catastrophe naturelle jamais recensée.

Tragédie humaine avant tout, cette catastrophe n'a pas épargné la nature. Si le tremblement de terre de grande profondeur ne semble pas avoir affecté le milieu marin au large, en zone côtière, en revanche, récifs coralliens (en particulier ceux de l'Ile de Phuket en Thaïlande) et forêts littorales mettront du temps à cicatriser. Or, déjà dans de nombreux secteurs, récifs coralliens et forêts littorales ont été partiellement détruits par la construction d'infrastructures touristiques et d'habitations et par les pollutions (apport terrigène dû à l'érosion, eaux usées non traitées, polluants de toutes sortes).

Les récifs coralliens et les forêts alluviales n'auraient pu arrêter un tel raz de marée mais là où ils étaient intacts, ils ont pu l'amortir. Ainsi, en Inde, dans le Sundarbans, région habritant de nombreux tigres, les mangroves préservées ont joué leur rôle de protection.

La catastrophe a aussi détruit les infrastructures entraînant des risques de pollutions accrûes : produits chimiques, déchets en tout genre, matières en décomposition... Dans l'état de Tamil Nadu en Inde, 7 000 bateaux et 32 000 filets de communautés de pêcheurs ont été détruits.

Les espèces animales sauvages semblent avoir peu souffert du cataclysme : peu de poissons ont été rejetés par le raz de marée et peu de grands mammifères ont été retrouvés noyés. Comme si les animaux s'étaient sauvés avant les vagues, comme si leur instinct leur avait fait " sentir " le danger. Toutefois, aucune étude à ce jour ne permet de mesurer ces phénomènes. L'impact est surtout constaté sur le milieu naturel, comme les sites de ponte des tortues luth au sud des Iles Andaman et Nicobar, qui préocuppent particulièrememnt le WWF-Inde.

En plus de l'aide et du soutien financier apportés par le WWF International et le WWF Indonésie aux familles affectées et aux organisations partenaires dans les régions les plus touchées, le bureau Indonésien à Aceh a été nettoyé après les inondations et sert aujourd'hui de refuge et de maison d'accueil pour les enfants.

Du temps et des moyens seront nécessaires et essentiels à la nature pour se régénérer et aux hommes pour réparer et retrouver un environnement de qualité leur offrant notamment nourriture et protection. La qualité de leur vie en dépend.

Pour l'heure, l'urgence est à la dépollution de l'eau pour les besoins vitaux. Mais pour assurer l'avenir sur le long terme des populations, c'est une gestion de la ressource eau douce dans son cycle global qu'il faudra mettre en place.

Le WWF-France souhaite vivement que l'immense solidarité internationale déployée pour cette tragédie se poursuive pour sauver notre planète et les hommes qui l'habitent.

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