Ont-ils perçu le danger imminent ? Toujours est-il qu'au moment où le bilan de victimes humaines atteint un chiffre faramineux -près de 150 000 morts- les animaux ont été épargnés par les raz-de-marée dans de nombreuses régions d'Asie. Les hypothèses selon lesquelles ils auraient une sorte de sixième sens pour ressentir les phénomènes sismiques vont bon train depuis longtemps déjà…
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Des éléphants qui prennent la fuite en direction des terresterres au Sri Lanka et en Thaïlande. Un silence qui tombe soudainement sur le littoral asiatique comme si les oiseaux avaient pris leur envol pour filer à l'anglaise... Peu après, sur les plages, les touristes profitent pleinement et tranquillement de leurs vacances -baignades et farniente au paradis- sans rien voir venir, alors que des vaguesvagues géantes et meurtrières s'approchent à une vitessevitesse alarmante.

Il leur manque la parole… mais ils ont des sens très développés

Cette différence de comportements et d'instincts de survie entre les animaux et les hommes semble trouver une explication au cœur des sens : non pas dans un sixième sens, mais bien dans le fait que les animaux auraient des sens plus développés que les nôtres pour détecter certains signaux avant-coureurs : les uns entendront une plus large gamme de fréquencesfréquences de sons, les autres percevront mieux les modifications de pression atmosphériquepression atmosphérique ou celles du champ magnétiquechamp magnétique, etc. « Dans tout ce qui est vibratoire, secousses telluriques ou ondes sonoresondes sonores, les animaux ont des aptitudes que nous n'avons pas ou plus » expliquait même Hervé Fritz, chercheur au CNRS en écologieécologie et comportement animal, aux journalistes de l'AFP.

Aujourd'hui, les résultats sont là, hélas ! Si des cadavres d'êtres humains continuent à être découverts sous les gravatsgravats, les sauveteurs ont retrouvé très peu de carcasses animales... Au Sri Lanka, dans le parc national de Yala, par exemple, il semble que les bêtes -éléphants, sanglierssangliers, buffles, léopardsléopards et autres animaux rares qui font la beauté de cette réserve- soient allées se réfugier vers les hauteurs avant l'arrivée du tsunamitsunami.

Un réseau de communication adapté aux situations de crise

Par ailleurs, nombre d'entre eux ont des moyens de communication très efficaces leur permettant de s'avertir d'un éventuel danger. C'est bien sûr le cas pour les éléphants qui « ont des modes de communication infrasonores. Ils perçoivent dans l'infrason des signaux inaudibles pour l'homme et ont l'appareillage physiologique pour communiquer entre eux sur de très grandes distances, plusieurs dizaines de kilomètres ! » insistait encore le biologiste.

Depuis des décennies, l'homme a observé des changements de comportements chez les animaux à l'approche d'évènements dramatiques tels que tremblements de terre et tsunamis : un moyen efficace, autre que les techniques d'observation scientifique, d'anticiper les catastrophes ? Les sismologuessismologues n'en sont pas tous encore persuadés. Et pourtant ! En 1975, à une époque où les chercheurs ne disposaient pas encore des moyens de détection actuels, quelques jours avant l'apparition d'un séismeséisme de magnitudemagnitude 7,3, le comportement étrange des animaux d'une ville d'un million d'habitants, Haicheng, dans le nord-est de la Chine, avait mis la puce à l'oreille des autorités : évacuation immédiate pour tout le monde. Des milliers de vie avaient ainsi été épargnées...